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Après la grande Sharapova lundi, voici que nous apprenons que le défenseur des IceCaps/Bulldogs/Canadien/Coyotes Jarred Tinordi est suspendu pour avoir échoué à un test antidopage.

Si Maria Sharapova devrait mieux lire ses courriels afin de se tenir un minimum au courant des substances interdites, Tinordi, lui devrait engager le rédacteur de discours de Frank Underwood pour nous livrer des explications un peu plus originales.

«Je ne savais pas que je consommais des substances interdites mais je suis responsable de ce qui rentre dans mon corps.»

Sans blague, c’est un peu l’équivalent sportif d’un gars qui arrive à l’urgence avec une bouteille coincée dans le péteux et qui affirme être tombé dessus par accident.

Tinordi et Sharapova sont loin d’être les seuls à s’être fait prendre la main dans le flacon de pilules et au fil des ans, certains athlètes nous ont servis de délicieuses explications. En voici quelques unes.

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La Jeanson

«Je n’ai jamais touché à de l’EPO de ma vie, on ne m’en a jamais proposé, je n’en ai jamais pris. Je n’en ai même jamais vu.»

C’était peut-être une grosse menterie de la part de la cycliste Geneviève Jeanson, mais ça reste une délicieuse citation si tu te fais pogner à manger le lunch de ton collègue.

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Le Armstrong

Lorsqu’il a bien vu que l’étau était rendu pas mal trop serré, Lance Armstrong y est allé d’un aveu suivi d’une accusation envers tous les autres cyclistes.

En gros, oui il s’est dopé comme une France Castel des années 80, mais tout le monde le faisait, fak, tsé.

«C’était comme de dire il faut de l’air dans nos pneus, de l’eau dans ma gourde. Ça faisait partie du travail.»

 

Ben Johnson 03

Le Johnson

Ben Johnson a d’abord choisi la voie du sabotage pour expliquer son test positif.

«Je m’attendais bien à gagner une médaille d’or et je m’attendais très certainement à être testé. Aucune raison au monde n’aurait donc pu me pousser, dans ces circonstances, à prendre une drogue illégale. Si c’est effectivement mon échantillon d’urine qui a été testé, je demande alors instamment que les autorités compétentes ouvrent une enquête afin de découvrir comment tout cela s’est produit. Je suis innocent et j’espère avoir la possibilité de le prouver.»

Il affirmait qu’un acolyte d’un adversaire aurait versé de la potion magique dans son drink.

Plus tard, il dira que bien sûr il était dopé, mais qu’il prenait les précautions nécessaires pour ne pas être détecté après les courses, en arrêtant de consommer les substances suffisamment longtemps avant les compétitions.

Un drogué, peut-être, mais quand même pas un épais.

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Le A-Rod

Photo : Getty

Après avoir purgé la plus longue suspension du baseball majeur pour avoir fait usage de drogues de performance, Alex Rodriguez a utilisé la classique: «fak on fait comme si de rien n’était, right?»

Dans sa tête, tout était donc bien correct après ça. Tsé, faut en revenir après tout.

« Le commissaire a dit que le dossier est clos et l’Association des joueurs affirme la même chose. Pour les Yankees, la prochaine étape est de jouer au baseball. Je suis prêt à laisser ce chapitre de ma vie derrière moi et à jouer de nouveau au baseball. »

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La Jones

Marion Jones, la darling des Jeux olympiques de Sydney, en 2000, a eu pas mal le temps de sortir toutes les excuses pendant la longue enquête qui a mené à sa condamnation pour usage de stéroïdes.

Elle a même fait de la prison pour avoir menti sous serment.

Finalement, elle va y aller avec la bonne vieille vérité.

«Je veux m’excuser à tout le monde. Je suis désolée d’avoir déçu tellement de gens.»

C’était pas si compliqué.



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