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Les séries éliminatoires : le moment où les statisticiens s’amusent à entrecroiser chacune des données disponibles, dans l’espoir de trouver l’indice mathématique qui leur permettrait de donner un club ou l’autre favori.

Avant le début du duel New York-Montréal, on avait déjà entendu quelques faits saillants : le Canadien est dominant au Madison Square Garden, les Rangers sont imbattables sur la route sauf à Montréal, Price est à son meilleur les samedis spécialement par soir de lune pleine, etc.

Mais s’il y a une donnée probante qui est passée un peu inaperçue, c’est la présence physique d’Alexei Emelin, lui qui sera possiblement de retour ce soir dans l’alignement du CH. Cet attribut du jeu du numéro 74 en effet proportionnellement lié aux succès de son équipe.

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En carrière, le défenseur russe a disputé 27 matchs en séries. Dans neuf de ceux-ci, il a distribué au moins cinq mises en échec. Dans pareilles situations, le Tricolore est ressorti gagnant à sept reprises. Lors des deux restantes, l’équipe s’est inclinée par un seul but.

Et à l’autre bout de la colonne des chiffres, les données sont encore plus frappantes. Lorsque Emelin amasse deux mises en échec ou moins par match, le Canadien a une fiche de 7 victoires et 10 défaites en 17 parties éliminatoires. Lorsqu’il ne fait pas du tout sentir sa présence, avec une mise en échec ou moins sur la feuille statistique, le club présente une fiche encore moins reluisante : 1 victoire, 3 défaites.

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Sa présence physique était également un facteur dans l’équation lors de la série Rangers-Canadiens en 2014. S’il était hors de l’alignement pour l’une des deux victoires du CH, il avait été omniprésent dans l’autre en frappant six fois l’adversaire. Lors des quatre défaites, il a accumulé quatre mises en échec… au total!

La robustesse du numéro 74 semble aussi se traduire en succès lors de la saison régulière. Cette année, le Canadien a une fiche de 8-2-1 lorsque Emelin termine la soirée avec au moins six mises en échec. C’est arrivé à six reprises qu’il ne plaque aucun opposant — le Canadien a perdu quatre de ces rencontres.

Difficile d’établir un véritable lien de causalité – après tout, ce n’est pas nécessairement bon signe pour une formation d’accumuler les mises en échec, puisque cela signifie qu’elle n’a pas souvent possession de la rondelle. Mais en attendant, n’en déplaise à Shawn Thornton, il faut donner raison aux chiffres : lorsque Emelin frappe, le Canadien gagne.

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Tout ce qu’on peut maintenant, c’est qu’il prenne ses vitamines avant le match de ce soir… et qu’il évite de renverser les joueurs adverses sur notre gardien si jamais il prend part à la partie.



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