Un fan de lutte

Entre la période des festivals et le retour des soirées de rodage, j’ai eu un peu plus de temps pour m’adonner à une mes activités préférées : assister à des galas de lutte québécoise!

Nos talents locaux sont tellement bons. J’en ressors toujours plus heureux que lorsque je vais voir Raw ou Smackdown. Nos athlètes d’ici peuvent rivaliser avec des NXT Takeover! 

À la force d’assister à des shows de lutte, j’ai fini par remarquer quelques stéréotypes dans la foule.

En voici 5 :

1— L’homme ruiné par la marchandise


Dans les Comiccons, on peut croiser des gens au costume créatif fait sur mesure et plus grand que nature. Du côté de la lutte, à part pour leurs tenues de combat, les lutteurs et lutteuses ne sont que des gens avec t-shirts à vendre.

Ou dans le cas de John Cena, c’est un dude avec des t-shirts, des bracelets, des bandeaux, des shorts et des casquettes à vendre.

Lorsqu’on va dans un gala de lutte, particulièrement de la WWE, on peut y croiser des fans habillés de la tête au pied par le WWE Shop. Certains se baladent même avec des répliques de ceintures qui sont beaucoup trop chères pour ne duper personne qui pourrait croire qu’ils l’auraient méritée au centre d’un ring. Sauf peut-être la 24/7.

En passant, ce n’est pas un jugement. Je suis moi-même régulièrement en t-shirt de lutte sur mes photos d’URBANIA.ca.

2— Les marks

La première chose qu’on entend en tant que fan de lutte, c’est des gens convaincus de péter notre bulle en nous annonçant que « Ben là!!! La lutte c’est fake!!! »

Et là, on leur répond toujours : « Tututut. La lutte c’est pas fake, c’est prédéterminé! »

La lutte, c’est simple. Un méchant et un gentil se battent en vrai. Sa simplicité peut attirer certaines personnes avec des facultés intellectuelles qui ne permettent pas de comprendre entièrement ce qui se passe au centre du cercle carré.

Certains croient encore que la lutte, c’est vrai. Là fois où j’ai été le gérant de Benjamin Tull, un membre du public nous avait même lancé une bouteille d’eau pleine au visage!

Ironiquement, ceux qui croient que la lutte est vraie sont souvent les mêmes qui croient que le 11 septembre est faux.

3— Les Encyclopédies


Ses amis l’appellent Wikipédia. Il est la référence de lutte en tout genre. Il est là pour vous rappeler que le premier ladder match n’a pas été Shawn Michaels contre Razor Ramon à Wrestlemania X, mais bien Bret Hart contre Shawn Michaels à WWF Wrestling Challenge.

Oui, il connaît et a tout vu les WWF Wrestling Challenge. Il peut vous nommer tous les King Of The Ring en ordre alphabétique ainsi que leurs années de victoire. Ils se souviennent de tout, sauf de leur code postal et autres choses de base.

Les Encyclopédies sont particulièrement pratiques pour les nouveaux fans qui assistent à la lutte pour la première fois. Ils peuvent mettre à jour tous les nouveaux membres de l’assistance et on les remercie pour ça!

4— Les Jappeux

Tous les propriétaires de chien savent que la plupart des canins se mettent à japper dès que la sonnette de la porte se fait entendre. Par contre, certains chiens ne cessent de s’époumoner, peu importe.

J’ai déjà eu un chien qui n’arrêtait jamais de japper. Une voiture qui allume son clignotant, un piéton qui soupire, le troisième voisin qui éternue; tout était prétexte à japper. C’était fatigant en maudit.

J’en ai déjà parlé, mais y’a des fans de lutte qui s’aiment plus que le produit. Au lieu de démontrer leur appréciation des athlètes, ils essaient de se mettre over eux-mêmes.

Ça gosse et ça n’impressionne absolument personne.

C’est déjà fatiguant quand ça chante tout le long du main event de NXT Takeover UK, en personne c’est pire. Premièrement, à la télévision, on peut réduire le volume avec la manette, pas quand un spectateur irritant essaie de partir un chant dans nos oreilles.

Aussi, le manque de respect envers l’ensemble du divertissement est justement choquant. Comparablement à ceux qui parlent au cinéma, on est distrait de l’histoire proposée par la fédération qui a travaillé pour offrir un bon spectacle parce qu’un cinglé hurle des inepties à proximité.

Certains veulent tellement s’exprimer qu’ils vont même jusqu’à critiquer les lutteurs en personne!

Parfois, ceux qui crient des « farme dont ta yeule » devraient être les premiers à le faire. Clap clap clap clap clap.

5— Les émerveillés


Heureusement, la grande majorité des fans de lutte est constituée de bons fans de lutte. Ils savent quand écouter et quand crier. Ils sentent quand acclamer et quand huer. Ils sont le fun.

La lutte est une discipline où l’apport du public est essentiel et être entouré d’un stade complet qui fait des « yes » est enivrant.

Le meilleur de la lutte est lorsque les amateurs dans les gradins nourrissent le spectacle afin d’entrer en symbiose avec ce qu’il s’y déroule.

Tout ensemble à l’unisson, l’amphithéâtre vibre au son des réactions des Émerveillés qui entraînent tout le monde dans son tsunami.

Évidemment, les enfants sont merveilleux. Ils nous rappellent à quel point la lutte peut toucher tous les cœurs d’une façon différente, mais importante.

Leur appréciation pure du produit combiné avec leur enthousiasme sincère rehausse l’ambiance à chaque fois. Je me souviens d’un Smackdown à Ottawa en 2009 où le jeune à côté de moi a crié dans l’intro « The World Is Watching! » et je m’ennuyais de me sentir comme la première fois que j’assistais à mon premier gala de lutte.

Soyez des Émerveillés, parce que la lutte, c’est éblouissant.



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