Blake Wheeler

Quand on pense à la naturelle propension qu’ont les Bruins à échanger des joueurs vedettes, on pense bien sûr à Joe Thornton, Dougie Hamilton, Tyler Seguin, Phil Kessel… mais on oublie que Blake Wheeler a lui aussi porté le jaune et noir, de 2009 à 2011. Celui-ci avait fait une faveur aux Bruins en signant avec eux, après avoir tourné le dos aux Coyotes qui l’avait repêché 5e au total en 2004.

Les Bruins ne lui ont pas retourné la faveur, et l’ont expédié quelques années plus tard dans ce no man’s land du hockey, Atlanta. Wheeler s’est immédiatement établi comme un joueur vedette dans sa nouvelle équipe, et deviendra même capitaine après le déménagement de la franchise à Winnipeg. En retour, Boston a mis la main sur Boris Valabik (qui ne jouera jamais d’autres matchs dans la LNH) et l’attaquant Rich Peverley, qui avait été réclamé au ballottage quelques années plus tôt.

La transaction, qui impliquait aussi Mark Stuart, devait servir principalement à libérer de l’espace en vue de l’acquisition de Tomas Kaberle, mais c’est finalement l’apport de Rich Peverley qui a été le plus bénéfique lors de la conquête de la Coupe Stanley des Bruins, en 2011. Celui-ci a obtenu 12 points en 25 matchs, en plus de jouer contre les gros trios adverses (incluant celui des Canadiens) et de remplacer au pied levé Nathan Horton lorsque celui-ci s’est fait mettre K.-O. en finale.

Arbre de l'échange de Blake Wheeler impliquant plusieurs joueurs (Loui Eriksson, Joe morrow, Reilly Smith, Jimmy Hayes, etc.)

À première vue, il s’agit d’une de ces rares transactions qui sont bénéfiques pour les deux équipes. Après tout, la progression de Wheeler avait stagné et même régressé à Boston, sous les ordres de Claude Julien, et rien n’assure que le gros attaquant aurait atteint son plein potentiel sous le ciel du Massachusetts.

Mais… admettons que oui?

Admettons que les Bruins jouent de patience avec celui-ci, et refuse de le sacrifier le 18 février 2011? Est-ce que celui-ci réussit à s’imposer comme un joueur vedette à Boston?

Et si Peverley ne s’aligne pas pour les Bruins en 2011, est-ce que les Canadiens réussissent à vaincre leurs grands rivaux lors de la première ronde, qui s’est terminée en prolongation lors d’un match no. 7? Peverley avait après tout joué un grand rôle lors de cette série chaudement disputée, exécutant un rôle défensif clef en plus d’accumuler 5 points en 7 matchs.

Mais disons que les Bruins ne gagnant pas le championnat en 2011 sans Peverley, est-ce qu’ils remportent la Coupe Stanley en 2013 avec un Blake Wheeler au sommet de son art?

Pour connaître nos réponses à toutes ces questions, vous savez quoi faire!

Abonnez-vous sur Google Play Music

Abonnez-vous sur iTunes

Joignez-vous aux spéculations sur notre groupe Facebook



Commentez cet article