Airborne, un film de patins à roulettes

En 1993, le patin à roues alignées (rollerblade) n’était pas aussi démocratisé qu’aujourd’hui. La pratique était commune, en pleine ascension, mais ce n’était pas un classique dans toutes les boutiques de sport.

Le sport, relativement récent à l’époque, avait besoin d’un bon coup de pub pour encourager les jeunes à aligner leurs roues.

Quoi de mieux qu’un film pour ados afin de rallier les jeunes à la cause.

Vous ne le savez peut-être pas, mais vous connaissez sans doute ce film de patins à roulettes puisque que si vous avez grandi dans les années 90, il rejouait à la télé de façon abusive dès qu’un trou dans la grille se présentait à des heures étranges.

Voici donc, pour notre plaisir estival, un voyage dans le temps des expressions louches et des chandails tie-dye.

Airborne, comme sur des roulettes

Mitchell, un ado friand de surf et de patins à roulettes, doit quitter sa chaude Californie afin d’aller vivre avec son cousin à Cincinnati en plein milieu de l’hiver. D’ailleurs, c’est avec son surf en mains à sa sortie de l’avion que son dépaysement le plus complet s’amorce.

Pour son baptême de neige, il doit aussi naviguer une nouvelle polyvalente avec, évidemment, les obstacles habituelles à l’époque : des intimidateurs et un environnement hostile.

Il devra se faire une place en utilisant ses talents en patins. D’abord sur la glace, là où il n’est pas très à l’aise, et ensuite sur les pavés quand ses parents ont la brillante idée de lui envoyer ses rollerblades par la poste.

Et c’est là que la grande publicité de patins à roulettes débute – ET C’EST GLORIEUX.

C’pas compliqué, Mitchell patine partout, tout le temps, avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles.

Il va même à un rendez-vous galant sur ses fabuleux patins.

Airborne, cependant, c’est plus qu’une publicité pour vous convaincre d’acheter des patins. C’est aussi un tremplin pour deux jeunes acteurs encore méconnus à l’époque : Seth Green et Jack Black.

Ben oui, comme Watatatow chez nous, les acteurs devaient débuter en quelque part et ce genre de films se prêtait bien au jeu.

Mais pourquoi la nostalgie s’active quand on parle d’Airborne? Parce que c’est parfaitement maladroit comme film. L’histoire se résume, et se comprend, en quelques secondes et, dans le fond, c’était un film parfait pour la télévision à l’époque puisqu’on pouvait embarquer à tout moment dans le récit et tout comprendre.

Les méchants ados sont très méchants, les gentils sont très gentils, mais à la fin, tout le monde se retrouve autour d’une quête commune : gagner une course de patins à roulettes.

C’est même pas une blague. Toute l’intimidation et les mois de misère de Mitchell seront effacés pour gagner une course de patins contre une autre école de pas fins encore plus pas fins. D’ailleurs, cette course, on pourrait parler d’un piège mortel pour les ados. De nos jours, on ne présenterait plus ça dans un film, mais en 1993, c’était de la petite bière. Après tout, dévaler une pente avec des automobiles, c’est banal quand tu as un casque de protection et des petits gants.

Airborne, c’est ça. Un anachronisme fromagé, une partie de notre adolescence et un film d’été à voir et revoir sans trop s’enfarger dans le réalisme de la chose.

En plus, il y a des matchs de hockey dans la première partie et ça brasse pas mal. Du hockey sur glace et du hockey avec des patins à roues alignées. Normal que le film a autant marqué nos écoles au Québec, y’a rien qui encapsule autant l’époque que le Roller Hockey (et des ados qui en tourmentent d’autres dans une polyvalente).

Pour vos prochains jours de pluie, voici notre recommandation.



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