weinstein

On aime beaucoup la NFL, beaucoup trop probablement, mais souvent les gens affiliés à la ligue sont pas mal « mononcles » et ça, c’est difficile à défendre.

Voici, par exemple, le vétéran commentateur Al Michaels du réseau NBC.

Dimanche, la célèbre voix de la NFL commentait le match entre les Giants et les Broncos à Denver.

Jusqu’ici, rien d’anormal, sauf peut-être la performance inspirée d’Eli Manning qui avait une saison misérable avant la tenue de ce match.

C’était tellement étrange de voir les Giants mener contre les Broncos que Michaels a lancé cette blague en ondes.

Pour la traduction, il disait que les Giants avaient, jusqu’ici, une semaine pire que celle d’Harvey Weinstein.

Pour contextualiser, Harvey Weinstein est présentement au centre d’une vague de dénonciation pour abus, harcèlement et agression de la part de dizaines d’actrices ayant travaillé de près ou de loin avec le producteur très influent à Hollywood.

La blague de Michaels, maladroite, place Weinstein comme une victime dans cette histoire alors que c’est plutôt tout l’inverse. Ce sont les victimes de Weinstein qui ont finalement trouvé une oreille attentive pour dénoncer leur tourmenteur.

Michaels, devant sa bourde, s’est rapidement excusé un peu plus tard en ondes.

Ça pourrait être une blague anodine, mais ce ne l’est pas.

Le fait de diminuer les conséquences des actions de Weinstein pour en faire un « punchline » est une façon de banaliser les agressions sexuelles et le harcèlement des femmes par des hommes en position d’autorité. C’est exactement ce genre de comportement qu’il faut abolir pour que les choses changent.

Monsieur Michaels, ça prendrait un peu plus que de timides excuses du bout des lèvres pour celle-là.

Montrez l’exemple, et surtout, écoutez les femmes autour de vous au lieu de systématiquement prendre la place du « pauvre homme victime de ses pulsions ».



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