Alex Bozarjian lors d'une course en Géorgie

Ce n’est malheureusement pas la première fois qu’on vous parle d’un homme qui, se trouvant «très drôle», touche ou aggrippe une journaliste lors de l’exercice de ses fonctions à un événement sportif.

Il y a cette triste fois où une journaliste s’est fait embrasser de force, il y a cette autre fois où le boxeur Kubrat Pulev a tripoté et tenté d’embrasser une journaliste durant une entrevue et il y a aussi cette fois où un partisan a embrassé une journaliste à Roland-Garros avant de se voir bannir des lieux.

Et ça, se sont juste les instances que nous avons traitées sur Balle Courbe lors des deux dernières années et nous en oublions certainement. C’est malheureusement un geste encore banalisé qui doit absolument changer. En voici un autre triste exemple.

Alex Bazarjian et la course de Savannah

Cette fin de semaine, à Savannah en Géorgie, la journaliste Alex Bazarjian, de la chaîne locale WSAV, couvrait la fin d’un 10 kilomètres organisé afin d’amasser des fonds dans la communauté. Le Savannah Bridge Run est un événement annuel durant lequel les coureurs sont invités à terminer la course sur un des grands ponts de la région avec leur choix de 5 ou 10 kilomètres et s’en suit un concert et une fête organisée pour les coureurs.

Une bien belle activité, familiale et pleine de bonnes intentions.

Mais, le bon jugement n’est pas donné à tous et nous en avons malheureusement eu une autre triste démonstration lors de l’intervention à la télé de Bazarjian.

Comme on peut voir à la fin de la vidéo, un homme tape les fesses de la journaliste lorsqu’il passe près d’elle et le désespoir dans la réaction de la jeune femme ne s’invente pas. Un triste mélange de rage et de frustration lui noue la gorge pour la fin de son segment et on se demande pourquoi, en 2019, on doit encore le rappeler aux gens : IL NE FAUT PAS FAIRE ÇA !

Ce n’est JAMAIS drôle, ce n’est pas sollicité, personne ne veut voir ça et, surtout, personne ne veut vivre ça.

Heureusement, l’organisation n’a pas laissé passer l’événement sans réagir. On a retrouvé le coureur, Tommy Callaway, et il s’est fait rayer de la liste des participants de toutes les courses organisées dans la région pour toujours. Ce bannissement à vie est survenu environ 24 heures après la course, le temps de valider l’identité de l’homme et de confirmer son pauvre jugement.

Ironiquement, on a aussi confirmé que Callaway est un prêtre volontaire pour une paroisse et il s’occupe du volet jeunesse. Il n’y a pas de réel lien à faire, mais il nous semble qu’un homme qui travaille avec des enfants devrait savoir les règles élémentaires de la décence et du respect d’autrui.

Faut croire que le mémo s’est perdu en chemin. Voici donc un rappel simple…

ON NE TOUCHE PAS les journalistes lorsqu’ils travaillent – et surtout – ON NE TOUCHE PAS les femmes sans valider leur consentement avant. Messemble c’est facile.

via Daily Mail UK



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