Alexis Lafrenière et Alexandre Daigle

Vendredi, lors de la loterie de la LNH avant le repêchage, nous avons de bonnes chances de savoir quelle équipe aura la chance de mettre le grappin sur le convoité Alexis Lafrenière de l’Océanic de Rimouski.

L’ailier de 18 ans est le meilleur espoir en Amérique de la cuvée 2020 et personne doute de sa sélection au tout premier rang, suffit d’associer une équipe au nom.

Si une équipe exclue de la danse estivale des séries voit son nom dans le boulier ce soir, elle est l’heureuse élue comme nous l’expliquait Michel Laprise du mieux qu’il pouvait avec les moyens du bord.

En détenant le choix des Sharks de San Jose, les Sénateurs totalisent près de 25% des chances de remporter le tout premier choix de la cuvée devant les Red Wings qui, statistiquement, ont la meilleure cote individuelle avec 18,5% des chances.

L’espoir des Sénateurs

Une chance sur quatre, c’est assez pour fonder de l’espoir qu’Alexis Lafrenière restera au Canada pour sauver une organisation en manque de popularité et de succès depuis quelques saisons.

Par contre, Ottawa n’a pas la main heureuse quand elle gagne le premier choix.

Trois fois dans son histoire, les Sens ont repêché au tout premier rang et c’était peu de temps après le retour de la formation au début des années 90. Les Sens ont sélectionné Chris Phillips en 1996, Bryan Berard en 1995 et, surtout, Alexandre Daigle en 1993.

Avec trois choix aussi haut en quatre ans, les Sénateurs auraient pu se construire une dynastie, mais ce n’est pas arrivé. On se souvient de la descente d’Alexandre Daigle dans la LNH, Bryan Berard a été particulièrement malchanceux avec les blessures dont une très sérieuse à l’oeil après un coup de bâton au visage. L’espoir à la ligne bleue n’a jamais réellement reproduit les succès de sa saison recrue où il a remporté le Calder. Chris Phillips, lui, a connu une très belle carrière avec les Sénateurs.

Mais pour revenir à Daigle, le seul premier choix des Sénateurs issu de la LHJMQ comme Lafrenière, est-ce qu’on pourrait pousser la comparaison plus loin?

Daigle et Lafrenière

Alexis Lafrenière est un rare talent, une certitude pour plusieurs recruteurs. Mais souvenez-vous qu’Alexandre Daigle était, aussi, le prochain Mario Lemieux dans la bouche de certains.

Les deux jouent à l’aile et, quand on regarde les statistiques dans la LHJMQ, les deux ont des chiffres drôlement similaires même si oui, comparer les époques est un jeu dangereux.

Daigle, lors de ses deux grosses saisons avant d’être repêché, était une machine à faire des points avec 110 et 137 points. En 53 parties, c’est plus de 2,5 points par match pour l’explosif ailié.

Lafrenière, de son côté, n’a jamais produit autant de point que Daigle, mais ce n’est pas le même volume offensif non plus. En 1992-93, Daigle était le 3e meilleur pointeur de la LHJMQ derrière Ian Laperrière et René Corbet. Lafrenière, lui, domine largement la colonne des stats de la dernière saison au Québec.

Donc la comparaison ne peut pas être prise trop au sérieux, c’est certain, mais la perception par contre qu’on ne peut pas rater son coup avec Lafrenière, elle, doit forcément tracer une comparaison avec la carrière d’Alexandre Daigle.

C’est un pensez-y bien avant la loterie de ce soir et le repêchage plus tard cet été.



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