Cette semaine, j’ai écouté pour vous 60 cycles, un documentaire sur le 11e Tour cycliste du Saint-Laurent, le plus long tour cycliste amateur du monde en 1965.

Mille cinq cents miles de vélo, de Joliette à Rivière-du-Loup, en passant par Trois-Pistoles.

Je fais pas de vélo mais sérieusement, ça donne le goût de faire le tour du Québec sur deux roues. En fait, on se rend compte à quel point, comme Québécois, on ne longe pas assez souvent le fleuve. La beauté de l’eau, des rives et de tous les petits villages qui ont fait le Québec. La beauté des paysages, la qualité de la direction photo, pour citer Les Voisins, c’t’une vraie carte postale!

On voit aussi les cyclistes dans le noir, sous la pluie. C’est un peu moins bucolique comme séquence. Disons qu’il faut aimer son sport pour endurer tout ça. Un peu comme monter la côte Berri en Bixi…

Comme tout bon film de l’époque, y’a du gros rock progressif avec trop de clavier. Sérieux, prend ton trou le cousin du piano qui habite dans le Mile-End.

Le sprint de fin de course est excitant à souhait, grâce aux commentateurs expressifs et aux images à l’intérieur d’un petit village sympathique.

60 cycles te permet de voir tout ça, mais pas nécessairement dans l’ordre:

– Un gars (sketch) qui donne de l’eau sur le bord de la route.
– Un accident (juste après).
– Un char qui fait crier ses pneus alors qu’il doit assurer la sécurité des cyclistes.
– Les gens disent encore « des machines » au lieu des voitures.
– Une dude avec une crevaison.
– Un chute (qu’on voit cette fois-ci).
– Une belle shot en hélico des cyclistes à travers la forêt laurentienne. Un Français qui voit ça mouille son slip, c’est certain.
– Un cycliste en sang. On sait pas comment il s’est fait ça, mais il a pas l’air bien.


60 cycles, Jean-Claude LabrecqueOffice national du film du Canada



Commentez cet article