Chez Balle Courbe, on tripe solide sur les vieux contenus liés au sport qui n’ont pas spécifiquement bien vieilli. C’est dans cet esprit qu’on vous présente notre chronique hebdomadaire : l’archive du jeudi!

S’inspirant des classiques TBT (Throwback Thursdays) sévissant depuis de nombreuses années sur les médias sociaux, on s’est dit qu’on se ferait un devoir de trouver une archive particulièrement cocasse (coucou à Carl Carmoni!) à vous partager à tous les jeudredis (ça, c’est non) jeudis!

Cette semaine, on retourne au début du millénaire pour revivre le début et la fin de la première mouture de la XFL.

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La vidéo, en gros

Après l’échec de la Alliance of American Football,  on attendait le retour de la XFL, ce produit hybride bâtard mélangeant football et lutte professionnelle, gracieuseté de Vince McMahon, propriétaire de la WWE.

Ça n’avait pas très bien fonctionné, en 2001, soit la première fois que McMahon avait tenté de rivaliser avec la NFL en offrant un spectacle où on tentait de dissimuler le talent inférieur des joueurs sous PLUS DE VIOLENCE! Si vous êtes né(e) autour de l’apparition d’Internet, vous n’avez pas de souvenirs de cette « glorieuse » saison de la XFL, mais grâce à Internet, justement, vous pouvez en revivre les meilleurs moments en moins de temps que ça prend pour voir Canadiens pas-compter de but en avantage numérique!

Les faits saillants :

  • À 0:00 : Hé misère, je peux pas dire que je m’ennuie de la télévision avant la haute définition…
  • À 0:15 : La trame sonore qui accompagne le témoignage de Mike Furrey est pas mal sensuelle. Euh, ok?
  • À 0:30 : Une caméra située au niveau du terrain nous rappelle brièvement que dans la XFL, on avait décidé que kicker dans un ballon c’était pour les joueurs de soccer : plutôt qu’un botté d’envoi, on plaçait le ballon au milieu du terrain et on demandait aux deux joueurs les plus rapides de chaque équipe de courir vers le milieu du terrain et plonger pour aller chercher l’objet le premier. Une chance sur deux de faire commencer son équipe à l’attaque, mais une probabilité de 95 % de se faire une commotion cérébrale! THIS IS THE XFL.
  • À 0:50 : Une autre légende de la XFL (?), Tommy Maddox, nous informe que ce qui était vraiment cool avec sa ligue, c’est le fait que tous les joueurs portaient un micro et qu’on pouvait vraiment entendre l’action sur le terrain. Les 20 secondes suivantes nous font entendre les banalités insipides captées par les micros et viennent directement contredire cette idée.
  • À 1:20 : Un joueur qui, je prends une chance, devait faire partie de la ligne offensive de son équipe, nous dit que ce qu’il préférait de la XFL, c’étaient les célébrations de touché. On a droit à un montage de joueurs qui offrent des chorégraphies ordinaires et simulent des actes sexuels. THIS IS THE XFL!
  • À 1:55 : Mon moment préféré de la vidéo : la légende de la CFL Jermaine Copeland décrit une célébration de touché effectuée par un gros bonhomme. Après être entré dans la zone payante, il tente d’abord de spiker violemment le ballon, mais celui-ci lui glisse des mains. Pas découragé, notre gaillard saute à plat ventre sur le ballon, se relève, et le garroche de toutes ses forces vers le mur. QUIN MAUDIT BALLON! J’espère que ce gars-là a gagné le MVP de cette saison-là.
  • À 2:15 : Des derniers témoignages des joueurs, sur un fond musical moins érotique qu’au début, mais plus à sa place dans un spa que dans un vestiaire de football. Les joueurs nous apprennent que grâce à la XFL, ils ont pu vivre leur rêve de jouer au football dans les rangs professionnels. On leur répondrait bien que c’est vraiment limite d’appeler la XFL une ligue professionnelle, mais on s’abstiendrait, je pense pas que les tests de dopage étaient très sévères dans cette ligue-là et je voudrais pas être victime d’un roid rage.

Reste à savoir si la deuxième fois sera la bonne.



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