Quelle année pour le lutteur de Marieville Kevin Owens (Kevin Steen).

Bien qu’il roule sa bosse depuis plus de quinze ans aux États-Unis et partout dans le monde, l’existence de Kevin Owens était marginale, au mieux, aux yeux de la moyenne des ours. La lutte, sauf dans l’univers médiatisé de la WWE, n’est pas très populaire dans les médias. Le métier de lutteur est regardé de haut, comme une passion honteuse, par trop d’observateurs.

Mais Kevin Owens est venu, il a vu et il a conquis les sceptiques.

Avec des passages à Tout le monde en parle, à la radio et à la télé partout au Québec, la «naissance» de Kevin Owens en 2015 s’est fait avec beaucoup de fracas en raison de ses succès immédiats avec la NXT et la WWE.

En début d’année, Kevin Owens s’est emparé de la ceinture NXT des mains de son bon ami à l’extérieur du ring, le Québécois Sami Zayn. On s’empressait à l’époque de dire que les deux amis allaient sauver la lutte au Québec … et nous n’avions pas tort.

Ce n’était que le début de l’année Owens. À sa première présence à Raw, Owens s’est attaqué à l’éléphant blanc de la WWE : John Cena. Il a même battu le champion des États-Unis, à l’époque, lors de son premier combat officiel à la WWE. C’était une onde de choc incroyable pour l’inorthodoxe Owens et le monde du sport-spectacle était fébrile à l’idée de voir un nouveau «méchant» s’élever contre les figures populaires de l’organisation.

Malgré des défaites lors des deux événements spéciaux suivants contre le même Cena, l’étoile d’Owens n’a pas pâlit avec l’organisation. Il s’est taillé une place au sommet du milieu de la carte et il a détenu brièvement le championnat intercontinental de la WWE avant de perdre un match crucial contre Dean Ambrose, un autre espoir de l’organisation.

Le magazine Rolling Stone parle d’Owens comme étant le lutteur de l’année 2015, une distinction extrêmement intéressante. Owens est aussi présent dans la dernière mouture de la série de jeux vidéos WWE 2k16 et il a aussi suivi l’exemple des Rougeau et de Pierre-Carl Ouellet en parlant en français pour flatter la foule dans le mauvais sens du poil.

Même en étant un méchant, Owens est très populaire auprès des amateurs de la WWE et son empreinte risque d’être de plus en plus grande en 2016.

#FightOwensFight est un rassembleur sur les médias sociaux et Owens répond souvent lui-même à ses détracteurs avec un sarcasme affiché, poussant l’évolution de la lutte dans une réalité qui ne peut plus ignorer la présence de Facebook et Twitter.

La beauté d’avoir une vedette québécoise à la WWE, c’est que la lutte d’ici rayonne en même temps. Le Québec a une grande tradition de lutte et les succès d’Owens sortent de l’ombre certaines figures oubliées de notre patrimoine en plus de paver le chemin pour la relève.

Vive Kevin Owens !



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