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Des athlètes, voire même des individus comme Clara Hughes, il s’en fait peu.

La belle rousse qui célèbre aujourd’hui ses 47 ans s’est d’abord fait connaître pour sa carrière de cycliste sur route. Aux Jeux d’Atlanta en 1996, elle rafle le bronze deux fois, au contre-la-montre et sur la route.

Puis, elle se tourne vers le patinage de vitesse longue piste. Tsé, quand tes jambes sont faites en acier, aussi bien en profiter. À Salt Lake City en 2002, elle gagne le bronze au 5000 mètres, elle décroche l’or au 5000 mètres à Turin en 2006, en plus de récolter l’argent à la poursuite par équipe. Elle remet ça avec le bronze sur 5000 mètres à Vancouver.

Pis après, juste de même, elle est retournée au vélo et a terminé 5e au contre-la-montre aux Olympiques de Londres.

Elle reste la seule Canadienne à avoir remporté des médailles à la fois aux Olympiques d’été et d’hiver.

Une vraie battante

Clara Hughes, qui est née au Manitoba, mais vit au Québec, a fait paraître sa biographie Cœur ouvert, esprit ouvert. en 2015, livre dans lequel elle raconte ses déboires de santé mentale et physique au fil des ans. D’Olympiques en Olympiques, de médaille en médaille, elle se battait aussi contre la dépression, l’alcoolisme, l’anorexie et les démons qui la hantaient depuis son enfance vécue dans une famille dysfonctionnelle.

Depuis quelques années, elle utilise sa notoriété pour parler de santé mentale sur toutes les tribunes, s’associant à des campagnes de financement et racontant son histoire, malgré la gêne et la douleur.

Sérieux. On ne peut rien lui souhaiter d’autre que de trouver la paix, enfin. Et de continuer à nous donner des leçons d’excellence, dans toutes les sphères de sa vie.

Merci, Clara Hughes, et bonne fête.

Pour ceux d’entre vous qui comprennent l’anglais, voici une entrevue donnée à George Stroumboulopoulos il y a quelques années.



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