Source Bleach Report

Je vous préviens – ce texte sera particulièrement, particulièrement difficile à lire pour les fans des Oilers. Je m’excuse en avance; parce que j’aurais même très bien pu titrer cette rubrique «Scrappons la journée des fans des Oilers».

Chris Pronger ou Paul Coffey?
Les Oilers viennent tout juste de perdre en finale de la coupe Stanley aux mains des Hurricanes. Mené par un nouveau leader en Chris Pronger, les Oilers semblent à l’orée d’un futur prometteur.

Et rien pour tarir les attentes de leurs fans, Chris Pronger avait été carrément exceptionnel pour eux lors des séries avec 21 points en 24 matchs. À 31 ans, il était au sommet de son art et on pouvait entendre, dans les discussions de bar, une question s’élever : à la fin de leur carrière respective, de qui se souviendrons-nous comme étant le meilleur défenseur de l’histoire de la franchise, Chris Pronger ou Paul Coffey?

La question était pertinente, à l’époque. Jusqu’à ce que Pronger demande un échange quelques jours plus tard.

Pourquoi Chris?

Pourquoi Chris?

Des jumeaux qui ne seront jamais rien de plus que des joueurs de deuxième trio

En 2006, nous étions à une année près d’apposer le label de «busts» sur les jumeaux Sedin qui avaient offert jusque-là des performances en deçà des attentes.

Leurs statistiques la saison précédente étaient en effet bien modestes : 42 points pour Henrik, 54 pour Daniel.

Finalement, ils sont revenus en force après le lock-out pour s’établir comme les joueurs de franchise qu’ils étaient prédestinés à devenir.

Et c’est à ce moment que Jan Bulis a décidé de quitter le Canadien, bien décidé à prouver à tous qu’il pourrait être un marqueur de 40 buts en jouant sur le premier trio des Canucks. Oups…

C’est ainsi que nous nous souviendrons du départ de Jan Bulis

Petr Prucha : la plus éphémère des sensations tchèques

L’année 2006 marque le retour au jeu après une campagne annulée en raison du conflit de travail, et par le fait même, l’arrivée d’une foule de prometteuses recrues. Parmi elles, Ovechkin, Lundqvist et Crosby – évidemment – mais aussi d’autres un peu plus obscurs comme le Tchèque Petr Prucha.

Après avoir rayonné sur le Vieux Continent, il fait le saut en Amérique et se démarque instantanément avec les Rangers inscrivant 30 buts en seulement 68 matchs : certains le percevaient alors comme étant la prochaine grande vedette du circuit… devant Crosby…

Si vous le cherchez maintenant, il joue quelque part sur un deuxième trio à Saint Petersburg.

BlackBerry va changer le visage de la LNH

Nous sommes encore dans une période d’incertitude financière dans la LNH, et quelques concessions sont en péril après le lock-out, incluant les Penguins (sauvé par la loterie) et les Prédateurs.

Survient alors un homme d’affaires très riche qui a une seule idée en tête : faire l’acquisition d’une formation de la LNH et la transférer en Ontario, soit à Hamilton ou dans la grande région de Toronto.

Cet homme c’était Jim Balsillie, un actionnaire de BlackBerry qui était alors un véritable empire technologique en pleine effervescence.

Quand on connaît le sort de cette compagnie, on peut bien se demander combien de temps aurait survécu une franchise à Hamilton… qui n’a même pas pu conserver son équipe de la ligue américaine…

Illustrés ci-dessus, les plans de Jim Balsillie

Edmonton n’a jamais obtenu de tout premier choix au repêchage

En 2006, c’était un fait que l’on pouvait énoncer en toute justesse. C’est fou comme les choses changent rapidement hein?

L’une des franchises les plus anciennes de l’histoire de la ligue n’avait effectivement, à cette époque, jamais repêchée plus tôt qu’au 4e échelon, et c’était en 1994.

L’injustice (…) a rapidement été corrigé. Ils ont depuis obtenu le premier choix en 2010.

Et en 2011… et en 2012. Et en 2015.

Petit pincement au cœur.



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