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Dans une lettre très difficile à lire publiée un peu plus tôt cette semaine sur le site The Players’ Tribune, la joueuse professionnelle de basketball Breanna Stewart raconte les abus sexuels qu’elle a subis au cours de sa jeunesse et les conséquences qu’ils ont eues sur sa vie.

La vedette du Storm de Seattle relate ses souvenirs très précis des événements troublants survenus alors qu’elle était encore une enfant. Son agresseur était un proche de sa famille qui logeait souvent sous le même toit qu’elle, profitant de certains moments en soirée et durant la nuit, pour la rejoindre et abuser d’elle; tout ça, alors que le reste de la famille dormait paisiblement, ne sachant pas que ces terribles actes avaient lieu au même moment. La jeune femme décrit également dans la lettre qu’elle n’était plus du tout capable de fermer l’œil à un certain point, craignant toujours entendre l’homme descendre les marches menant au salon où elle dormait.

Durant ces années noires, Stewart mentionne que le basketball a été une bouée pour elle. Le terrain de basketball était devenu son safe space (endroit sécuritaire) même si aucun lieu n’était à 100 % sécuritaire dans son esprit.

Stewart raconte avoir été victime de ces agressions durant plusieurs années; elle qui était paralysée à chacune des fois, assaillie par la peur. À 11 ans, après que ses parents aient construit leur nouvelle maison, la jeune fille a réveillé sa mère durant une de ses nombreuses nuits d’insomnie pour lui confier tout ce qu’elle avait vécu au cours des dernières années. Elle relate ensuite qu’après s’être vidé le cœur, son cerveau s’est mis en mode « black-out » et ses souvenirs des moments qui ont suivi sont très flous.

Elle se souvient par contre que son père lui ait mentionné que son agresseur avait été arrêté et qu’il avait tout confessé à la police. Elle se rappelle aussi avoir passé cette nuit chez sa grand-mère auprès des membres de sa famille venus la réconforter, mais pas de l’émotion qui l’habitait à ce moment.

Depuis cette époque, Stewart admet avoir souvent des flashs des agressions vécues lui venant en tête. Elle dit aussi se sentir de mieux en mieux à chaque fois qu’elle aborde le sujet avec des proches et que des paroles de son père l’ont motivée à partager son histoire; acte qui pourrait possiblement sauver d’autres vies.

Elle finit sa lettre en encourageant toutes les victimes d’abus à en parler à quelqu’un et en ajoutant qu’elle a attendu aussi longtemps avant de le dire ouvertement, car elle ne voulait pas être définie par cet abus, mais plutôt par sa façon de jouer au basketball. Après toutes ces années, elle a cependant accepté que les deux faisaient partie de la personne qu’elle était devenue.

On vous recommande fortement de lire la lettre en entier sur The Players’ Tribune.



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