Drouin coquin

Ça fait quelques années que Canadien nous habitue à un départ canon pour finalement s’écraser en séries.

Cette année, Canadien tente de changer cette mauvaise habitude. On commence par une longue séquence de défaites, et on verra ensuite si on est capables de s’écraser en séries.

Tout le monde y met du sien : l’attaque compte une fois par deux périodes, Carey Price tombe partout, et la défensive fait bien attention de ne pas être trop supérieure à l’an dernier.

Même Claude Julien a mis l’épaule à la roue. Son choix de trio pour affronter la bande à Matthews en prolongation du dernier match a fait jaser…

Yep. Envoyer un attaquant défensif, un défenseur lourd spécialisé en slapshots et un joueur rapide, mais sans grand talent offensif.

Selon certains, le choix du trio à envoyer en 3 contre 3 à mort subite est une question de philosophie :

Hé ben.

C’est ça le Canadien, toujours conservateur au lieu d’être spectaculaire. On peut même pus sortir sur Crescent, faire des poignées de main flyées ou crasher son pick-up en gougounes aux p’tites heures du matin parce qu’on a laissé conduire une groupie qui avait trop bu parce que nous aussi on avait trop bu.

On peut pus rien faire.

Mais moi, je pensais qu’on avait instauré le 3 contre 3 pour favoriser le jeu offensif.

Pour voir ce genre de jeu, par exemple :

À la place de Julien, qui auriez-vous envoyé ?

Markov, Radulov et Andrighetto ?

Oups…

Mete, Galchenuyk et Drouin ?

Pas fou.

Mais moi, j’aurais été bien plus conservateur : Montoya, Davidson, Benn.

Et au fur et à mesure que la prolongation avance, on peut se permettre, mais pas trop vite, de remplacer les joueurs défensifs par des attaquants, mais un à la fois, en ordre croissant de talent, mais surtout en respectant l’ancienneté, et en tenant compte de la qualité de la prestation de chacun des joueurs au cours de ce match particulier, et en ne prenant pas pour acquis que le talent guidera le choix — loin de là ! – car on sait bien que l’effort surpasse le génie, et que c’est pas parce qu’on a un tireur élite et un passeur hors pair qu’on va se mettre à compromettre la belle chimie de l’équipe avec des décisions improvisées et soudaines basées uniquement sur des statistiques impressionnantes et sur une prépondérance d’éléments de preuve.

On commence par le début.

Ensuite, on pourra commencer à penser à une stratégie pour commencer à penser à marquer et, qui sait, espérer croire d’être en mesure d’envisager de mettre fin à une disette de 18 ans sans victoire à San Jose.



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