Patrick Roy et quelques cartes de hockey

Loin de nous l’idée de sauter dans le train des rumeurs en annonçant le retour triomphal de Patrick Roy dans l’organisation du Canadien, mais, on va se contenter de dire ceci : il n’y a pas de fumée sans feu.

Par contre, Roy est toujours derrière le banc des Remparts et son dernier saut dans la LNH remonte à 2016.

Comme nous sommes un brin nostalgiques ici sur Balle Courbe, on voulait célébrer un peu Casseau sans tomber dans la spéculation pure et dure et, aussi, sans voir ses publicités avec Mario Tremblay comme un présage de son futur emploi chez le Canadien.

On reste dans le concret et, concrètement, ça veut dire d’observer quelques-unes de ses cartes marquantes pour constater qu’à l’époque où il jouait – le bon goût n’était pas toujours à l’honneur et il y avait des cartes PARTOUT !!!

Les cartes de Patrick Roy

Faut commencer par le début : la carte recrue. Les jambières brunes, le casque blanc, on ne se doutait pas qu’il allait changer le visage du Canadien et de la LNH lors des saisons suivantes.

Ensuite, avant la gloire, il y avait la serviette dans le cou. Pourquoi? Il y a un sauna après le match?

Quand on vous disait qu’il y avait des cartes partout, en voici un exemple. Derrière les boîtes de Kraft Dinner, on pouvait découper des cartes et c’était une aventure de plusieurs années. On achalait nos mères pour choisir les boîtes à l’épicerie en fonction des cartes manquantes à notre collection.

Patrick Roy, c’est aussi des trophées. Beaucoup de trophées. Le Vézina, il l’a gagné trois fois : en 1989, 1990 et 1992.

Sauf que les poses avec les trophées, ce n’était pas toujours sa force.

On vous parlait des Kraft Dinner, mais la compagnie Gillette aussi avait ses cartes. Pourquoi? On le sait ben pas.

Jaune et noir, un mélange unique absolument pas associé au Canadien. Pourquoi on aime cette carte? Elle était tellement présente dans notre collection que ce fond jaune est imprimé dans notre tête.

Parlant de cartes populaires : le casque de Casseau. Dans tous les cartables des jeunes de notre école primaire.

Sinon, les cartes c’était une belle occasion d’avoir des photos en action avant l’internet.

Il y avait Kraft, Gillette et, bien sûr, les hologrammes de chez McDo. Ça brillait, c’était précieux (mais pas rare pentoute).

Et il ne faut pas oublier le beurre d’arachide parce que, tsé, tout le monde regarde sous son couvercle en l’ouvrant. C’est connu.

Quand on vous disait qu’il y avait des cartes partout, pensez-vous qu’on allait oublier les cartes dans les sacs de pain? Ben oui, dans les sacs de pain.

Ce n’était pas une vraie carte signée par Patrick, mais on l’a trait comme tel dans le temps.

Sinon, les cartes des années 90 c’est aussi du malaise en images. Comme cette photo.

Un peu avant son départ au Colorado, cette série de cartes McDo était absolument omniprésente. On pense que la compagnie avait engagé de la sous-traitance pour imprimer un nombre record de cartes. C’était un peu avant l’effondrement des cartes au milieu des années 90.

Finalement, comme la vie est cyclique, le retour du casque blanc, mais sans les jambières brunes. Patrick Roy chez les anciens Nordiques. Une transaction marquante.

Ça venait aussi avec la Coupe Stanley avec l’Avalanche. Roy a gagné 4 fois la Coupe : 2 à Montréal (1986, 1993) et 2 au Colorado (1996, 2001).

Après, les cartes commençaient à perdre de la vitesse alors les formes exotiques s’imposaient. Comme ici, une carte en triangle, toujours pratique dans un cartable.

Ou encore les cartes «Die-Cut» avec des centaines de coins à briser en les manipulant.

Finalement, dans les produits plus récents, la nostalgie et les signatures s’imposent. Patrick Roy, avec le CH ou l’Avalanche, ça se trouve dans les produits plus dispendieux avec sa griffe ou des bouts d’uniformes.

Que réserve l’avenir à notre Casseau? On le sait pas, mais il aura toujours une place dans nos archives et nos boites de cartes de hockey.



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