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Pour plusieurs, le temps des fêtes, c’est Noël, le temps en famille. Pour d’autres, c’est les rabais, particulièrement lors du Boxing Day. Pour moi, et probablement plusieurs autres amateurs de hockey, le temps des fêtes, c’est une seule chose : le Championnat du monde de hockey junior. C’est ma compétition préférée de l’année.

Aujourd’hui, je vous explique pourquoi ce tournoi, auquel j’ai assisté 3 fois au cours des 4 dernières années, correspond au most wonderful time of the year.

Le temps des fêtes!

Je l’ai dit en introduction, mais un tournoi pendant les vacances, c’est parfait. Peu importe où le tournoi se joue, on a la liberté d’horaire de pouvoir se lever tôt ou se coucher tard pour ne rater aucun match. Ce n’est pas comme le Championnat du monde qui a lieu lors des mois d’avril et mai.

Découvrir les vedettes de demain

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Crédits photo : RDS

Alors c’est quoi la différence avec la Coupe Spengler, vous me demandez? Eh bien dans ce tournoi, on peut découvrir les joueurs qui domineront la LNH dans peu de temps. Des athlètes qui se font un nom avant d’avoir mis les pieds sur une patinoire de la grande ligue. C’est tout le contraire de la Coupe Spengler qui, elle, nous rappelle des joueurs qui ont jadis joué dans la LNH, mais dont les bonnes années sont derrière eux. Mon collègue Kéven peut bien aimer ce tournoi, mais il n’est pas de taille.

On peut autant suivre les joueurs déjà repêchés que ceux qui le seront prochainement. Cette année, par exemple, le Canadien a Nick Suzuki (Canada), Josh Brook (Canada), Jacob Olofsson (Suède), Ryan Poehling (États-Unis), Cayden Primeau (États-Unis), Alexander Romanov (Russie) et Jesse Ylonen (Finlande), mais on pourra aussi voir des joueurs comme Jack Hughes (États-Unis) et Kaapo Kakko (Finlande), qui seront potentiellement les deux premiers choix du prochain repêchage, en plus d’Alexis Lafrenière qui sera sûrement le premier choix du repêchage 2020.

Les alignements différents

Ce qui est le fun avec le tournoi junior, c’est qu’avec une limite d’âge, les alignements changent chaque année. Certains joueurs vont jouer 2 ou 3 ans, mais rares sont ceux qui seront dominants pendant plusieurs éditions puisque ceux-ci vont généralement faire le saut chez les professionnels.

Il y a donc de nouveaux héros chaque année, mais les rivalités entre pays restent.

Les surprises

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Crédits photo : Canada.com

Les alignements étant toujours différents, les surprises sont nombreuses! Souvent, un seul joueur peut faire la différence. S’il y a habituellement cinq pays très forts (Canada, Russie, États-Unis, Suède et Finlande), le format du tournoi permet de grosses surprises. On peut penser à 2015 lorsque les Slovaques, menés par le gardien sorti de nulle part Denis Godla, ont remporté la médaille de bronze après l’avoir emporté contre les Suédois. Puis, certains pays n’ont presque pas d’attentes, comme le Danemark (dont les joueurs se remettent encore de l’humiliante défaite d’hier contre le Canada), arrivent parfois à remporter un match à l’arraché; la réaction des membres de ces clubs est toujours magique.

Talent + inexpérience = revirements

Une partie lors de ce tournoi n’est jamais terminée. Le momentum lors des matchs importants change souvent de côté puisque l’âge des joueurs fait en sorte qu’ils sont encore en apprentissage. Une erreur est si vite arrivée! Or comme les adversaires sont très talentueux, cela fait en sorte que les erreurs peuvent être très coûteuses!

Ça, c’est en plus du stress ajouté par l’importance de ce tournoi : dans tous les cas, il y a rarement une finale ennuyante!

Cette entrevue

Ce sont des jeunes garçons excités qui n’ont pas l’expérience de parler à des journalistes encore. (La langue de bois fait son apparition vers le début de la vingtaine selon mes sources.)

Merci, Nail Yakupov, pour cette entrevue après la victoire des Russes de 2012.

Voilà! Si vous n’êtes pas convaincu(e), je n’y peux rien pour vous : vous boudez votre plaisir.

Aux autres, bon tournoi! Et comme dirait Yakupov, Go Can’da!



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