Bleu azur théâtre parfait pour le surf, nouveau sport olympique

L’idée paraît saugrenue, mais elle est défendue par plusieurs, incluant le professeur John Rennie Short de l’Université du Marlyand. Au lieu de tenir les Olympiques dans une ville différente tous les quatre ans, et de les obliger d’investir des milliards pour construire pendant dix ans des infrastructures par la suite abandonnées, ne serait-il pas préférable de créer une demeure permanente?

Dans un sens, ce serait même un retour aux origines : au départ, les Olympiques étaient tenus exclusivement en Grèce… pendant des siècles.

Évidemment qu’une pareille décision ne ferait pas l’affaire de tous; on enlève une certaine vocation aux Olympiques qui sert aussi à engraisser les corporations à faire rayonner un pays avec sa culture, et d’y attirer les touristes.

Mais en 2016, on ne peut pas dire que le pays hôte a joui d’une couverture particulièrement bénéfique – même que l’organisation a souvent comme effet de repousser les touristes.

En choisissant un lieu permanent pour les Olympiques, on s’assure de la pérennité des nouvelles installations, puisqu’elles seront réutilisées chaque édition. On évite aussi tous les dommages collatéraux d’une organisation aussi gigantesque; pas de déplacement inutile des populations, pas de course exorbitante vers la candidature parfaite. Il est possible de préserver l’aspect culturel, en mettant chaque fois un différent continent à l’honneur, autour duquel les cérémonies pourraient se construire.

Où, donc?

Un retour aux sources, en Grèce? Peut-être, ce serait un sympathique clin d’œil historique, mais le contexte socioéconomique n’y est pas particulièrement favorable (d’ailleurs, ce mauvais contexte est un peu imputable aux Olympiques).

Certains suggèrent Vancouver comme destination ultime, en raison de sa tenue exemplaire en 2010.

Et pourquoi pas une île vierge?

Elle pourrait être sous le joug du Comité international olympique, réservée à l’usage exclusif des Olympiques, avec une vocation touristique lors des olympiades.
Une petite recherche des terra nullius disponibles me permet d’arriver à ces possibilités à prendre avec un grain de sable :

1- L’île de Patrokolos
L’avantage, c’est qu’elle se trouve en territoire grecque, pas très loin du berceau olympique qu’est Athènes. Le désavantage, c’est qu’avec une superficie de 643 acres, on devrait limiter les compétitions à deux ou trois match de tennis superposés à deux ou trois terrains d’athlétisme, tout ça sous un méga toit qui ferait également office de village. Pas l’idéal, j’en conviens.

2- L’île de Macapule
Probablement un meilleur investissement en raison de ses 5000 acres de terrain, l’île de Macapule est à proximité du Mexique. Sa valeur en dollars américain est estimé à 95,265,000$ (pour faire bonne mesure: à Rio, seulement les infrastructures ont coûté approximativement 4.6 milliards). Il s’agit de la plus vaste île actuellement à vendre au monde.

3- L’île de Moresby
Puisque la Colombie-Britannique a si bien fait lors de la dernière fois, ce serait une bonne idée d’y élire domicile. L’île Moresby est située entre Seattle et Vancouver, ce qui en fait une destination de choix. Les chaînes de montage environnantes sont également un facteur important: on pourrait donc y tenir aussi les Jeux d’hiver. L’île de Moresby fait 1400 acres.

4- L’île Dulichium
Il s’agit de la plus grande île privée de la Grèce avec un terrain à défricher de 1335 acres, et avec des points en altitude s’élevant jusqu’à 250 m au-dessus de la mer. Le prix de vente est également moins cher à 44,450,000$ US.

5- L’île Ambil
Ses plages en font une destination de choix pour accueillir pour la première fois les compétitions de surf olympique, en 2020 (sorry Tokyo). Elle est grande, située en Asie et magnifique.

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