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Je sais, on ne fête plus la Saint-Jean. On célèbre plutôt la « Fête nationale du Québec ». Mais comme il y a assez peu de « Fête J » ou de « Serge Nationale » dans le sport, vous me permettrez ce petit écart linguistique.

Donc pour souligner les célébrations du 24 juin, voici cinq Jean qui ont marqué le sport au Québec.

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Jean Perron

Photo : capture d'écran

Non, Jean Perron n’a pas été un grand athlète. Mais quand vous remportez la Coupe Stanley à votre première saison comme entraîneur-chef dans la LNH, c’est quand même pas si pire comme exploit. Il a aussi été entraîneur des Nordiques, en plus d’avoir été analyste à La Soirée du hockey et collaborateur régulier à 110 %.

Par contre, si Jean Perron ne se retrouve pas plus haut sur notre liste, c’est qu’on parle plus souvent de lui pour sa façon de s’exprimer que pour ses exploits de coach. On a même inventé un terme pour sa façon de réinventer les expressions : les perronismes.

Parce que quand il est question de lapsus, Jean Perron n’y va pas avec le dos de la main morte.

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Geneviève Jeanson

Bon, ce n’est pas un Jean à proprement parler, mais on tenait à avoir une femme sur notre palmarès. Et même si sa carrière s’est, disons, plutôt mal terminée, Geneviève Jeanson a quand même marqué l’histoire du sport au Québec. Pour le meilleur et pour le pire.

Après un début de carrière prometteur, la cycliste a été suspendue en 2006 après avoir testé positif à un test antidopage.

Jeanson a farouchement nié avoir pris de l’EPO pendant plusieurs mois (« elle n’en a jamais pris de sa vie, elle n’en a jamais vu, on ne lui en a jamais offert… ») avant de finalement tout avouer à l’émission Enquête.

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Jean Pascal

Photo : Interbox

Soit on l’aime, soit on le déteste, mais Jean Pascal ne laisse personne indifférent. Au cours de sa carrière, le coloré boxeur de 37 ans a souvent davantage fait parler de lui pour ses frasques hors ring que pour ses prouesses avec les gants. Par exemple, il a tristement amené une banane et imité un singe lors d’une conférence de presse avant son combat contre Sergey Kovalev en 2016.

Mais on oublie trop vite que Jean Pascal a été champion du monde des mi-lourds de 2009 à 2011, et qu’il a battu Lucian Bute au Centre Bell dans l’un des combats les plus médiatisés (et décevants) de la boxe québécoise. Il a aussi retrouvé un succès, lui qui est présentement le champion de la WBA des mi-lourds

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Jean Drapeau

Photo : stadeolympiquemontreal.ca

Jean Drapeau est le deuxième non-athlète de notre liste et pourtant, il se retrouve presque au sommet, à la seconde place. Parce que même s’il n’a jamais démontré de prouesses physiques impressionnantes, l’ancien maire de Montréal a eu une influence marquante sur l’histoire du sport au Québec.

Jean Drapeau est effectivement le grand responsable de l’attribution des Jeux olympiques de 1976 à la Ville de Montréal (et de la facture salée qui les a accompagnés : à lui seul, le Stade a coûté près d’un milliard de dollars, soit trois fois plus que le coût initial prévu).

L’événement a fait de Montréal le centre du monde sportif pendant deux semaines et les installations olympiques servent encore à l’entraînement de nos plus grands athlètes aujourd’hui.

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Jean Béliveau

Photo : Getty images

Vous demandiez-vous vraiment qui se retrouverait au sommet de notre palmarès des Jean? Décédé en décembre 2014, le « gros Bill » aura été le plus grand ambassadeur des Canadiens de Montréal pendant toute sa vie.

D’abord durant sa carrière de joueur, où il a amassé 1219 points en 1125 matchs, 10 fois la Coupe Stanley et les trophées Art Ross, Hart et Conn Smythe, en près de 20 ans de carrière. Après sa retraite, il est toujours resté dans le giron du Canadien, il s’impliquait auprès d’œuvres caritatives et il a été nommé chevalier des ordres nationaux du Québec et du Canada.

Les bras meurtris de Jean Béliveau ont tendu le flambeau jusqu’en 2014, et les fantômes du Forum ont retrouvé leur plus grand capitaine.



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