On le sait, la Russie éternelle a l’habitude de nous fournir des joueurs qui ont de la dentelle tout le tour du bâton.

Des joueurs capables de faire des spin-o-ramas dans le garde-robe sans friper le linge d’été, mais qui se trouvent soudainement à court de vrilles quand vient la vraie saison du cross-check légal.

On l’a revu ce printemps : Canadiens n’est pas à l’abri du communisme saisonnier, qui a affecté sévèrement ses trois joueurs les plus trotsko-syndicalistes : Markov, Emelin et Galchenyuk.

J’ai dit trois, mais ce serait plutôt deux.

Peut-être parce qu’il est à moitié américain, Galchenie ne s’est pas vraiment pogné le borscht.

Il est plutôt devenu comme le joueur de Schrödinger : capable d’élever son jeu d’un cran tout en baissant son jeu d’un cran, ce qui lui a conféré une sorte d’asymptotisme, communément appelé « passer de plus en plus proche de, sans jamais finir par ».

Mais tsé, minute, papillon, me direz-vous en buvant votre bière printanière pleine de pluie.

Si les Russes sont poches quand la neige fond, comment ça se fait donc que le Lightning de Tampa Bay – avec ses Kucherov, Namestnikov, Nesterov et Vasilevskiy – tire son épingle du jeu contre le puissant Blackhawks de Chicago ?

Je vous dirais d’abord que les petits parapluies à drink, ça existe pour une raison. Et que l’erreur de Bergevin, c’est de ne pas avoir eu assez de Russes dans son équipe.

Hé oui, dans les 10 dernières années, toutes les équipes qui se sont pointées en finale avec plus de deux Russes ont remporté la coupe Stanley.

D’ailleurs, le graphique suivant vous montre bien quelles furent les nationalités de joueurs les plus profitables en matière de Stanley.

Graphique Russes

Ben oui. Chaque Russe ajoute 33% de coupe à votre palmarès. Chaque Brunéien en ajoute 67%. Pas une mauvaise idée de s’en repêcher un deuxième !

Selon ce calcul, il va sans dire que le Lightning, avec ses quatre Russes, va remporter 1,33 Coupe Stanley. À noter la piètre performance des joueurs canadiens, qui n’ajoutent en moyenne que 7% de coupe Stanley par joueur.

Et on peut se compter chanceux de ne répertorier aucune équipe entièrement slovène ou française, car en comptant tous les joueurs, il faudrait attribuer environ 25 coupes Stanley par année, ce qui dévaluerait un peu le trophée.

Pas pour rien que Bettman voyage souvent probablement en Europe pour leur dire de se calmer le développement, et qu’il encourage plutôt des marchés poches comme Las Vegas, Seattle ou Québec.

Tampa Bay en 6.



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