Alors que depuis le début de janvier, tous et chacun s’entendent pour dire que le Ti-Mé Show, c’est plate en Hérode, j’ai pris en pitié Claude Meunier.

Le nouveau talk show animé par le personnage principal de la Petite Vie aura beau être une suite de longs malaises, il n’en demeure pas moins que Claude Meunier est une légende de l’humour au Québec. Et comme tout le monde, il a droit à l’erreur: Détect Inc., Adam et Ève et le Ti-Mé Show en sont la preuve. Mais là où je veux en venir, c’est que personne ne peut enlever à Claude Meunier les grands coups qu’il a accomplis: La Petite Vie (évidemment), Ding et Dong (bien sûr), mais aussi, dans le cas qui nous intéresse aujourd’hui: les publicités de Pepsi à partir de la fin des années 80.

Je vous en enligne deux. Pif paf. Considérez ça comme une immersion, et on se revoit après pour discuter.

Ça.

Et ça.

Bon, côté humour, ça a mal vieilli, ça c’est sûr. Mais qu’on le veuille ou non, cette campagne publicitaire est une des plus marquantes de l’histoire de notre télévision. Et le chandail de hockey que porte Claude Meunier dans ces spots publicitaires, c’est moi qui le possède. Boum!

Je n’ai pas de certificat d’authenticité officiel, mais j’ai bien comparé tous les détails: le logo, les lignes rouges, le «A» de l’assistant, le numéro 9 sur les manches, le nom «Leboeuf» dans le dos, etc… Tout est absolument identique, et tout me porte donc à croire qu’il s’agit bel et bien de celui que portait Meunier sur au moins un des tournages, sinon tous.

Frédéric Guindon

Frédéric Guindon

«Comment met-on la main sur un objet aussi convoité?» me direz-vous… Je vous répondrai: «Par hasard».

À l’époque, je vivais au coin des rues Masson et Iberville. Chaque dimanche, comme le veut la tradition conjugale, nous faisons nos courses. Nos courses d’alors se déroulaient donc sur la rue Masson. Juste avant d’arriver à la 1re avenue, on a remarqué que le local de madame Suzanne Harel, costumière, était ouvert et qu’une pancarte nous invitait à une vente-débarras.

On ne badine pas avec les ventes-débarras chez les Guindon, et c’est en exécutant une samarcette d’excitation que je me suis précipité dans le sus-mentionné local. Parmi les costumes de Louis XIV et les robes à paillettes, un gilet de hockey m’a fracturé l’oeil de loin. J’ai osé. J’ai déplacé escarpins, jarretelles et corsets pour me faufiler jusqu’à ce petit bonheur qui me disait «Monsieur ramassez-moi; chez vous, emmenez-moi.» J’ai donné les 10 dollars exigés et je l’ai mis sous mes haillons. C’est aussi simple que ça.

Depuis ce moment, il fait partie de ma prestigieuse collection.

(Pour ceux qui douteraient de mes affirmations, voici une photo de moi en train d’arborer cette pièce d’une rareté absolue.)

Frédéric Guindon

Frédéric Guindon



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