La semaine dernière dans le merveilleux monde de la Ligue Nationale de Hockey, deux évènements quelconques, et n’ayant pas tant de rapport entre eux, ont réussi à m’inspirer ma chronique hebdomadaire.

Les Blackhawks de Chicago ont éliminé les Predators de Nashville (et la plus belle foule jaune de la ligue), et une couple de kilomètres plus au nord-ouest, les Jets de Winnipeg se faisaient balayer par les vilains canards d’Anaheim.

Les Blackhawks et les Jets.

Quel lien? Bobby Hull, bien sûr!

Getty images

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Le Golden Jet, formidable joueur des années 60-70 et père de Brett, a d’abord joué pour les Hawks, avant de passer du côté obscur de la force, chez les Jets de la WHA.

C’est au sein des Jets, de 1975 à 1980, qu’il eût la chance de côtoyer Robert Guindon.

Celui-ci, brillant ailier gauche né à Labelle P.Q., frère de Jacques et oncle de Frédéric, a d’abord évolué pour le Canadien Jr. de Montréal, avant d’être repêché par les Red Wings de Detroit en en 2e ronde du repêchage amateur de 1970. Faisant son chemin dans le réseau de filiales des Ailes Rouges, il est aussi passé du côté obscur de la force en 1972 lors de la création de la WHA. Meilleur ailier gauche des Nordiques de Québec selon sa carte O-Pee-Chee 1974-75 #26, il a été échangé aux Jets la saison suivante, rejoignant ainsi Bobby Hull.

Fred Guindon

Fred Guindon

Ensemble, ils remportent l’emblème de la suprématie de la World Hockey Association, la Coupe Avco, un impressionnant total de 3 fois en 5 ans. Guindon, inspiré comme pas un, se sauve même avec le WHA Playoffs MVP Award (l’équivalent du Conn-Smythe) lors des séries de 1977-78, grâce à une performance de 8 buts et 5 passes en 9 matchs.

La plupart de leurs exploits, Hull et Guindon les ont accompli avec des fameux bâtons Northland, qui étaient alors parmi les plus populaires.

Évidemment, le Musée Guindon possède des exemplaires des dits bâtons.

Fred Guindon

Fred Guindon

Les prendre en main, c’est ressentir le poids d’une autre époque, une époque où les gourets n’étaient pas fabriqués en matériau composite. Ils sont lourds en tord-vis!

Ce qui intrigue aussi, c’est leur poignée sculptée, pour faciliter la préhension. Je sais pas si ça change réellement quoi que ce soit…

Fred Guindon

Fred Guindon

Mais ce qui fascine le plus, c’est très certainement la courbe du bâton de Bobby Hull. Cette courbe est tout à fait illégale, comme en fait foi cet échec lors du test du 10 cennes:

Fred Guindon

Fred Guindon

Ça peut coûter des Coupes Stanley ces choses-là. Parlez-en à Marty McSorley…

Si ça vous intéresse de voir, toucher et sentir ces bâtons, inutile de me le demander. Ils sont, jusqu’à nouvel ordre, entreposés dans la succursale lavalloise du Musée Guindon, sous l’oeil bienveillant de mon père.

C’est lui qui les a reçu des mains de son frère à l’époque des imbattables Jets de Winnipeg.

Depuis ce moment, ils font partie de la prestigieuse collection élargie du Musée familial Guindon.



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