Un bout de ça, y’avait des batailleurs de rues qui se retrouvaient dans des hangars malfamés ou des centres communautaires amérindiens à se taper sur la gueule dans une cage grillagée. Ça s’appelait « combat extrême », c’était pas vraiment légal et tous les coups étaient permis à part crever les yeux pis kicker les shnolles. Pis encore…

En parallèle, y’avait des asiatiques cracks en arts martiaux qui se twistaient au sol avec des règles ben sévères et une espèce de respect fifon de l’adversaire. Là, y’a un gars super brillant, Dana White, qui a écrapouti les deux affaires ensembles pour donner le Ultimate Fighting Championship.

Ça été le début de l’hémoglobine grand public. Le principe est simple : Un ring en forme d’octogone, Bruce Buffer qui essaie, sans succès, d’imiter la voix grave pis les slogans punchés de son demi frère, des arbitres avec des gants en latex pour pas pogner le SIDA, pis des gars aux oreilles en chou-fleur prêts à saigner un peu partout sur le tapis.

Y’a trois façon de gagner un combat : Au bout des rounds, en laissant les juges déterminer le gagnant. Un bon indicateur du perdant : les yeux aubergines ; Sinon, en étouffant l’adversaire pour le forcer à faire une série de tapoches paniquées qu’on appelle « tap out »; Ou bedon en bûchant comme un policier américain sur un noir jusqu’à ce que l’arbitre enlève l’enragé du corps inconscient de son concurrent qui se rappellera plus de son adresse pour une couple de jours.

Depuis 1993 que je suis ça, le UFC. Ça m’allume des demi-dieux bardés de Spandex qui se passent sur le corps avec une énergie agressive homo-érotique. Voir les veines saillir sur les tempes d’un gladiateur au menton accoté dans le scrotum de son ennemi. Comme si la boxe pis la lutte avait baisé pis fait un bébé bi-curieux super violent.

Trois combattants qui me sont chers:

– Michael Bisping, un pugiliste sac à douche dont j’aime haïr la face à fesser dedans, littéralement.

– Georges St-Pierre, un gentleman pas d’cou adorable qui baragouine « Plize » et « Tinquiou vèri moche » avant de rincer son rival comme une gazelle japonaise stéroïdée.

– Ronda Rousey, une badass avec une moue de nymphette et des abdos en béton, capable d’étendre une concurrente en 16 secondes en gardant un sourire de l’enfer derrière son protège dents.

Mais en vingt ans, le UFC a beaucoup changé. C’est devenu une grosse surdose mainstream de shows hyper guidounes pleins de flaflas inutiles à paillettes. Dana White est un peu un vendu qui a transformé le combat extrême en U.F.C. : Un Fucking Cash-flow. Des fois, on jurerait le WWF! Et dans ma bouche, c’est assez plutôt une insulte.

Pis ceuses qui sont pas d’accord avec moi viennent me le dire à deux pouces du nez, voir, que j’les ramasse « Chuck Liddell Style ».



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