S’il n’y a qu’un élément à retenir de la conférence de presse d’après-combat de Jean Pascal, c’est qu’il est primordial de montrer ses couilles lorsque que l’on grimpe dans le ring (vers 3:14 et 7:30 de ce vidéo).

Certains seront tentés de rigoler de cet extrait, mais il s’agirait d’une grave injustice envers cette partie de l’appareil reproducteur masculin, véritable moteur ou tendon d’Achille des sportifs.

Ils les appellent couilles, testicules, burnes, «balls», «cojones» et se les agrippent. Elles sont la métaphore orale et physique de la domination et du courage. Un cliché viril si répandu qu’il ne fait plus sourciller. Ou si peu.

Les couilles peuvent inspirer et les exemples sont nombreux. Est-ce que Lance Armstrong aurait eu la volonté nécessaire pour remporter sept Tours de France consécutifs s’il ne s’était pas relevé d’un cancer aux testicules (et suivi un méticuleux régime de drogues) ? La réponse est non.

Est-ce que Phil Kessel serait le joueur dédié, portant littéralement son équipe sur ses épaules, qu’on connait aujourd’hui s’il n’avait pas triomphé de cette maladie ? La réponse est «ça aurait été l’fun, oui».

Les athlètes masculins redoutent les balles, ballons, rondelles, bâtons et coups divers dans les couilles, mais les fins amateurs reconnaissent là une forme artistique dans sa plus pure expression.

Des maîtres zen arrivent à transcender cette terrible épreuve avec stoïcisme et un mince voile d’humidité dans les yeux.

Les couilles prennent une toute autre importance quand une personne décide sciemment de s’en défaire, comme la combattante transgenre Fallon Fox. Celle-ci vit et compétitionne en MMA en tant que femme depuis plus de 8 ans. Elle soulève énormément de questions quant à l’avantage hypothétique de son passé génétique masculin.

La championne UFC Ronda Rousey a affirmé qu’elle refuserait d’affronter une femme transgenre à cause de ce supposé avantage. Pourtant, après son dernier combat, elle a avancé qu’elle serait prête à faire face à n’importe quel homme de sa catégorie si cela ne provoquait pas un certain problème d’image. Bref, le préjugé triomphe peut-être sur la science et le sport.

Elles font souvent rire, mais quand on y réfléchit, les chnolles, c’est sérieux. Hein, Homer?



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