La lutte, c’est arrangée. Nous sommes au courant.

Mais la lutte, au Québec, c’est ancré dans notre patrimoine. Les Rougeau, Mad Dog Vachon, Pat Patterson, la famille Leduc, la lutte au Forum, le « mesdames messieurs » de Marc Blondin, le Géant Ferré. La lutte au Québec, c’est une longue histoire d’amour qui précède même la poutine.

La preuve :

Si Vigneault chantait que son pays, c’est l’hiver, et bien pour beaucoup de p’tits culs grandissant en région au Québec, leur pays c’est d’la lutte à l’Aréna le vendredi soir.

Donc, ça nous pince un peu au cœur de voir que deux Québécois s’illustrent au sommet du « club-école » de la WWE.

Sami Zayn (né Rami Sebei dans le Haut Saint-Laurent) est présentement le champion de la petite organisation NXT, l’équivalent un peu de la Ligue américaine au hockey. La semaine prochaine, il croisera le fer avec son ami de longue date Kevin Owens (de Marieville) et l’organisation vend le tout comme l’attraction principale d’un événement en direct le 11 février sur le WWE Network, le nouveau cheval de bataille de la plus grande organisation de lutte professionnelle au monde.

On peut faire beaucoup de blagues sur ce faux sport ou ce soap opera testostéroné, mais on ne peut nier l’impact que ce spectacle a au Québec. Sauf que depuis plusieurs années déjà, les lutteurs d’impact de la Belle province ne brillent plus sur les ondes.

Le tout va changer dans un avenir très rapproché.

Zayn et Owens, c’est la pointe de l’iceberg et nous allons en parler souvent.

Pourquoi? Parce que c’est divertissant la lutte. On peut en rire, on peut être fasciné et captivé par la vie de ces « hommes de théâtre ». Qu’on aime ou pas, les opinions sont nombreuses à propos de la lutte.

Vous voulez un conseil pour ce week-end avant la fête des amoureux? Allez voir de la lutte dans un sous-sol d’église. Ça va vous réconcilier avec l’enfant de 6 ans qui sommeille en vous. Les bons contre les méchants dans un théâtre excessif, plus vrai que la plupart de nos rapports à la réalité.

La lutte comme un équivalent moderne à la tragédie grecque. Elle est rassembleuse, en constante mouvance et repose toujours sur les mêmes assises usées par le temps : les bons triomphent toujours sur les méchants.

David, dans cette histoire, sauve toujours la princesse et récolte le beurre, l’argent du beurre et le cul de la fermière au passage.

Gardez un oeil ouvert pour ces deux Québécois – parce que la lutte reprendra du galon dans la Belle province et ces deux-là risquent de tenir le briquet au-dessus du brasier.



Commentez cet article