Bobby Orr avec les Bruins

De nos jours, les contrats des sportifs font rêver les plus jeunes avec des sommes astronomiques et des richesses supérieures à plusieurs pays du monde.

C’est la réalité dans laquelle nous vivons avec les énormes contrats télévisuels, la popularité des athlètes et la puissance des commanditaires. Mais il n’y a pas si longtemps, les sportifs ne gagnaient pas des salaires démesurés.

Le vent a commencé à tourner au début des années 1970.

L’historique Bobby Orr

Le 26 août 1971, alors qu’il était âgé de 23 ans, le défenseur étoile des Bruins de Boston Bobby Orr accepte une entente contractuelle de cinq ans avec un salaire annuel de 200 000$.

C’est peu comparé aux salaires d’aujourd’hui, mais la somme totale d’un million de dollars pour la durée du contrat entre dans l’histoire comme le premier contrat dépassant cette marque symbolique pour un sportif nord américain.

Difficile de croire que c’est au hockey que la barrière s’est brisée, mais le baseball, à l’époque, fonctionnait encore avec une loi non-écrite de ne pas faire exploser les salaires. Cette «entente de gentleman» allait tenir jusqu’à ce que Nolan Ryan signe le premier contrat d’un million de dollars pour une saison avec les Astros en 1979.

Mais pour en revenir à Orr, disons que les Bruins ont rapidement «rentré dans leur argent». Le jeune défenseur sortait d’une saison record de 139 points à la ligne bleue, record qui tient toujours pour un défenseur.

Un contrat payant

Orr a soulevé la Coupe Stanley avec les Bruins en 1970 et 1972. Il a été le premier joueur de la LNH à franchir le cap des 100 passes en une saison et le premier défenseur de l’histoire à marquer 40 buts. Il a révolutionné la position et a ajouté un aspect offensif aux gardiens de la ligne bleue. Il a aussi soulevé le trophée Norris à huit occasions en plus d’être le premier à recevoir deux fois le trophée Conn Smythe.

Sans Orr, le sport ne serait peut-être pas le même aujourd’hui et sa carrière écourtée par les blessures demeure tout de même un exemple d’excellence.

Depuis son contrat historique, disons que les choses ont pas mal changé. Bobby Hull a signé un contrat de 10 ans avec les Jets en 1972 pour une somme de 1 million de dollars et, depuis, les choses ne font qu’augmenter et la LNH s’est faite dépasser par les autres sports au niveau des salaires.

Mais Orr restera toujours le premier.



Commentez cet article