Il y a 58 ans jour pour jour, le gardien de but Jacques Plante changeait l’histoire du hockey en sortant du vestiaire avec son fameux masque lors d’un match opposant les Canadiens de Montréal aux Rangers de New York au Madison Square Garden.

Difficile à croire aujourd’hui, mais les gardiens de but de l’époque n’avaient pas de protection au niveau du visage. Une puck dans le front (même si la vélocité des lancers du temps n’avait rien à voir avec celle des slap shots de Shea Weber), ça devait pincer un peu! Les gardiens étaient très braves, mais en avaient ras le bol d’être constamment blessés au visage et à la tête; les fractures étant chose courante dans les années 1950.

Le 1er novembre 1959, malgré l’opposition de l’entraineur Toe Blake qui croyait que le masque nuirait à Plante, le cerbère du Canadien a forcé la main de son coach quand il a dû se rendre à l’infirmerie et qu’il n’y avait pas d’auxiliaire pour le remplacer.

Après qu’on lui ait rafistolé le visage, le légendaire gardien refusait de revenir dans le match sans son masque. C’est ainsi qu’il a imité Clint Benedict des Maroons de Montréal, qui était le premier gardien à avoir porté brièvement cette pièce d’équipement trois décennies auparavant, la délaissant parce qu’il la trouvait encombrante. 

Plante a été le premier gardien à enfiler le masque sur une base régulière; il faut dire que le sien était plus léger et résistant que les versions précédentes. 

Les gardiens des autres formations n’ont pas tardé à imiter le numéro 1 des Canadiens et à se procurer un masque. Aujourd’hui, il serait impensable (pour tout joueur ayant un minimum de jugement) de jouer sans casque!

Celui que l’on surnommait « Jacques le serpent » ou « Patate » a gardé les buts jusqu’en 1975. Au cours de sa carrière avec les Canadiens, il a remporté 6 coupes Stanley et 6 trophées Vézina, mais on peut s’imaginer qu’il aurait pris sa retraite bien avant, sans son masque.

On vous laisse avec une vidéo relatant ce fait marquant survenu en 1959.



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