Un homme fort, une force de la nature. C’est pourtant une simple fièvre typhoïde qui emporte Étienne Desmarteau, le 29 octobre 1905, à peine un an après avoir décroché une médaille d’or aux Jeux olympiques de Saint-Louis.

Étienne Desmarteau nait le 4 février 1873 dans la petite bourgade de Boucherville. Quand il est encore petit, sa famille déménage à Montréal. Étienne travaille d’abord pour le Canadien Pacifique avant de devenir policier.

En 1902 et 1903, il remporte la championnat canadien de lancer du poids, ce qui le qualifie pour les Jeux olympiques de 1904.

À Saint-Louis, les épreuves d’athlétisme sont vraiment l’affaire des Américains. Dans certaines épreuves, il n’y a QUE des Américains d’inscrit, alors les compétitions comptent aussi comme championnat national.

Sauf qu’Étienne Desmarteau, lui, il lance vraiment très très loin. Assez loin pour décrocher la médaille d’or. Et battre tous les Américains inscrits, dont le favori, «Genial» John Flanagan.

Il devient le premier athlète canadien à remporter une médaille d’or olympique dans une discipline individuelle (l’équipe canadienne de crosse avait gagné la médaille d’or aux mêmes Olympiques, deux mois plus tôt – oui, les Olympiques en 1904, c’était vraiment long).

À son retour au Québec, il est reçu comme il se doit: en héros national. Il est vite perçu comme le successeur de l’homme fort Louis Cyr, de 10 ans son aîné. Pourtant, Étienne Desmarteau n’a pas le même gabarit: à 6 pieds, il pèse 200 livres, le poids de Louis Cyr a 14 ans.

Sa mort met un terme à sa légende, mais l’histoire lui garde une petite place. Il entre au Temple renommée olympique du Canada en 1949.

 



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