russe

Le 29 mars 1989, avant même la chute du mur de Berlin, la LNH fait un pas vers la réconciliation entre l’URSS et l’Amérique (ok, on exagère). Un premier joueur soviétique signe un contrat avec la grande ligue.

Plusieurs s’attendaient à voir Slava Fetisov être le premier à traverser l’Atlantique, mais sa popularité en URSS et son talent compliquent les négociations. Selon les observateurs, la Fédération russe de hockey préférait tenter d’abord le terrain avec un joueur de moindre statut, Fetisov étant l’une des vedettes de l’équipe nationale.

C’est plutôt l’attaquant Sergei Priakin, à l’âge de 25 ans, qui devient le tout premier Russe à fouler les patinoires de la LNH; il le fera dans l’uniforme des Flames de Calgary.

Après que l’organisation albertaine l’ait repêché au tout dernier rang en 1988, les négociations entre les deux parties débutent en février et seront conclues plusieurs semaines plus tard. Le nom de Priakin n’est pas gravé sur la Coupe Stanley puisqu’il n’avait joué que deux parties en saison régulière pis une autre en séries. Mince consolation : il est quand même sur la photo officielle.

Toutefois, Pirakin n’est pas le premier hockeyeur d’origine soviétique à jouer dans la LNH : son compatriote Viktor Nechaev s’était aligné avec les Kings de Los Angeles pendant trois parties, en 1982. Nechaev avait quitté l’URSS quelques années plus tôt après avoir rencontré une Américaine. C’est également lui, le premier Russe auteur d’un but dans la LNH.

Anecdote : dans la foulée de la signature de Priakin, le directeur général des Flames, Cliff Fletcher, avait déclaré qu’il ne croyait pas qu’il y aurait un jour un grand nombre de joueurs russes dans la LNH, mais sûrement « quelques-uns de plus ».

C’est drôle avec le recul.



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