Dans la vie, il nous semble que ça devrait être problématique quand, à répétitions, quelqu’un se fait pointer du doigt pour le manque de rigueur de son travail.

À l’exception de la politique, nous ne connaissons pas de sphère où la bêtise et l’absence de considération pour les autres font partie du travail.

Malheureusement, Stephen A. Smith du réseau ESPN est là pour nous rappeler que le « monde idéal » est une fabulation et que des mentalités arrêtées, ben il y en aura toujours. Souvenons-nous que Smith, l’an dernier, était le génie qui disait que la femme de Ray Rice avait « couru après » la violence conjugale dont elle a été victime (et il a dû s’excuser en ondes). Tout ça sans parler de son amour inconditionnel pour Floyd Mayweather, batteur de femmes en série.

L’homme aux mille paroles ridicules (à la Jeff Filion) a récidivé hier soir en parlant de la Coupe du monde de soccer de la FIFA et du superbe but de la Norvège contre l’Allemagne.

Traduction libre : peut-être que les filles ne voulaient pas se décoiffer en essayant d’arrêter le ballon.

Au mieux, c’est une blague de mauvais goût. Au pire, c’est encore une façon mesquine de discréditer les joueuses de la plus grande compétition féminine de soccer au monde en réduisant leur effort à leur look et leur amour des cosmétiques.

1950 vient d’appeler, il aimerait retrouver son équipe d’animation d’un bulletin sportif.

C’est honteux de voir qu’en 2015, un réseau de sport mondialement reconnu offre un micro à un individu qui, à répétitions, se met un pied dans la bouche avec ce genre d’humour et de positions discutables.

On peut comprendre l’utilisation de polémistes (voire Martineau, Richard), mais pas celle d’agents provocateurs qui dissimulent mal leur sexisme et leur étroitesse d’esprit.

Stephen A. Smith, de grâce, laissez le micro à quelqu’un qui comprend qu’une femme n’est pas juste une potiche pour meubler le siège passager de votre voiture sport.

BONUS

D’autres âneries de Smith au fil des ans.



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