Comme j’ai pas mal de temps libre ces jours-ci, et que les Blue Jays vont vraiment bien, je me suis demandé tout bonnement si Toronto, cette année, pouvait revendiquer le titre de meilleure équipe de l’histoire du baseball canadien. Parce qu’il faut se l’avouer, les Jays forment unetorpinouche de bonne équipe de balle et ont de sérieuses chances de remporter la Série mondiale.

Mais, qu’en est-il des Expos de 1994? Laquelle des deux est la meilleure équipe? Comme le baseball est un sport, disons-le, pas mal conservateur et que le jeu évolue très lentement, je me suis amusé à comparer deux équipes ayant joué à vingt ans d’intervalle.

EN DÉFENSE
Les Expos avaient une très bonne défensive avec Alou, Grissom et Walker pour défendre le champ. Mais, je suis obligé de donner l’avantage aux Jays qui, avec Donaldson au troisième but, Tulowitzki à l’arrêt-court, et Pillar et Baustista au champ, mettent sur le terrain des joueurs extrêmement mobiles et rapides, probablement l’une des meilleures défenses de tout le baseball majeur.
Avantage : Blue Jays

Kevin Pillar et Moises Alou

AU BÂTON
Si on analyse seulement les moyennes cumulatives, les Expos ont frappé, en 95, pour ,291. Les Blue Jays, eux, détiennent une moyenne collective au bâton de ,272. Les Expos frappaient plus de coups sûrs, mais les Jays marquent un tout petit peu plus de points par match que les Z’amours, avec 5,59 points par match contre 5,13.

Au final, cela se ressemble et les deux équipes sont redoutables, même si les Jays sont un tout petit peu plus puissants, avec 1,39 circuit frappé par match contre 0,94 pour les Expos. Mais les Jays ont l’avantage de jouer dans la ligue américaine et de profiter du frappeur désigné.
Égalité

SUR LE MONTICULE
Pitching is the name of the game, et c’est sur le monticule que cela se joue. Ce n’est pas pour rien que Toronto est allé chercher David Price avec la date limite des transactions. À mon avis, Price est le meilleur lanceur des deux équipes.

Par contre, les Expos étaient beaucoup plus constants au monticule et disposaient de trois excellents partants en Ken Hill, un jeune Pedro Martinez, et Jeff Fassero. Pour ce qui est de la relève, John Wetteland faisait un excellent travail et je donne un léger avantage à Montréal, pour leur régularité au monticule.
Avantage : Expos, mais très peu…

Russel Martin Denis Boucher

LE FACTEUR QUÉBEC: Russell Martin, ou Denis Boucher? C’est ça que je me disais, aussi.

Avantage : Blue Jays

Alors, qui gagne? En Série mondiale, je donne l’avantage aux Jays, qui auraient le loisir de faire lancer Price plus d’une fois aux cinq matchs et qui pourraient bénéficier des services d’Edwin Encarnacion comme frappeur désigné.

Mais, c’est sans compter sur le côté ratoureux de Felipe Alou, qui est supérieur comme gérant à John Gibbons des Jays.

Juste pour ça, j’aurais mis un petit deux sur les Expos, en sept.



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