fartslam

J’en parle souvent depuis quelques semaines, le baseball, depuis l’introduction de la technologie Statscast (des caméras et des radars installés sur tous les terrains qui permettent de mesurer à peu près tout ce qui est mesurable) en 2015, est devenu une orgie de statistiques avancées qui ont pour effet de modifier certaines approches. La défensive adaptée au frappeur ou, encore, la mesure de la vélocité avec laquelle une balle est frappée font maintenant partie de notre façon d’évaluer un joueur.

Mais, le bon vieux jugement et l’observation subjective ont encore leur place et une nouvelle terminologie basée sur l’observation pure, la dérision et le jugement de valeur assumé semble vouloir faire son chemin. C’est pourquoi, maintenant, on entend de plus en plus parler de FARTSLAM, une statistique basée sur les crampes au cerveau dont semblent affublés certains joueurs qui, littéralement, ont l’air de beaux nonos sur le terrain.

Oui, je sais que ces termes existent depuis au moins 2017, mais ils semblent gagner en popularité ces jours-ci…

FARTSLAM (Fielder Allows Runner To Score, Like A Moron)

Le FARTSLAM, c’est lorsqu’un joueur en défensive permet à un coureur de marquer un point parce qu’il agit en épais.

Ce n’est pas une erreur technique pour laquelle, par exemple, un joueur de champ se positionne mal pour capter une balle ou l’échappe au bout de son gant en tombant. Non, c’est plutôt une grave erreur de jugement dans le style du joueur de champ qui laisse tomber la balle au sol, s’obstine avec l’arbitre et laisse le jeu se dérouler.

Par exemple, ceci n’est pas un FARTSLAM, c’est juste un jeu poche :

Voici l’exemple original qui a mené à la création de l’expression :

Dans ce cas, le joueur de deuxième but, venu couvrir le premier, est crédité d’un FARTSLAM.

Dans celui-ci, c’est le joueur de premier but qui n’est pas trop à son affaire :

Ici, le joueur de champ pense qu’il y a trois retraits et oublie de relancer la balle vers l’avant-champ :

Idem pour ce magnifique FARTSLAM, alors que le voltigeur prend même le temps de réfléchir à son affaire :

Bref, je sais, tout le monde a une crampe au cerveau une fois de temps en temps, mais en avoir une et être crédité d’un FARTSLAM devant 30 000 spectateurs, ça n’a pas de prix !



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