Le Fight Island de Dana White

Pandémie mondiale ou non, l’UFC veut organiser des combats et, comme on le constate, ne pas freiner les revenus potentiels de l’organisation.

C’est du moins l’impression que donne Dana White et son équipe quand on regarde le développement du projet Fight Island qui, à partir du 11 juillet, présentera quatre galas de l’UFC à Abou Dhabi.

Pourquoi nous avons cette impression? Parce que l’exil de Dana White et de ses combattants sur l’île de Yas ressemble à un groupe de fêtards qui profite des zones grises des lois maritimes en déplaçant une fête sur un bateau pour franchir des lignes qu’on ne devrait pas franchir.

Non, l’UFC n’est pas dans l’illégalité, mais il y a quelque chose d’étrange à construire une île juste pour organiser des combats quand tous les autres sports sont encore à se demander si c’est l’idée du siècle de risquer la santé des gens pour les divertir.

Mais, le projet va de l’avant et c’est quelque chose.

Le Fight Island en construction

À un peu moins de deux semaines des premiers combats dans la capitale des Émirats arabes unis, Dana White a partagé des vidéos sur la construction de la chose et on doit avouer que c’est impressionnant.

On voit que l’UFC se donne beaucoup de mal afin de tester adéquatement les employés et ériger des structures spectaculaires pour les combats. Là dessus, rien à redire, on se donne les moyens de ses ambitions.

Mais quand on prend un pas de recul, pourquoi se donner tout se mal?

Un gymnase mal éclairé pourrait remplir la même fonction s’il fallait absolument présenter des combats. Pourquoi en faire un spectacle de grandes envergures avec, forcément, des risques multipliés malgré les précautions?

On le voit avec le déconfinement de la LNH, de la NBA et de la MLB, les joueurs sont malades et, éventuellement, leurs familles et leurs proches.

Ça donne quoi de s’acharner?

C’est un pensez-y bien avant la présentation de ses galas à l’autre bout de monde. Si on regarde l’exemple peu enviable de la WWE, c’est rarement parce que la fierté nous submerge qu’on déplace sa production aussi loin.



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