Mick Foley lors du Hell in a Cell

Le 28 juin 1998, la WWE présentait la soirée King of the Ring à Pittsburgh et ce gala sera à jamais associé à un match légendaire : Mankind (Mick Foley) contre The Undertaker à l’intérieur de l’impardonnable structure Hell in a Cell.

En effet, le pay per view King of the Ring devait servir à couronner un nouveau roi du ring, en l’occurrence Ken Shamrock, mais c’est un combat avant la finale qui a marqué l’imaginaire collectif. 21 ans plus tard, ça reste encore pour plusieurs amateurs la vision la plus terrifiante qu’ils ont vu dans le cadre d’un match de lutte qui n’était pas un tragique accident comme c’était le cas avec la chute mortelle d’Owen Hart en 1999.

Ici, Mick Foley a simplement décidé de faire un pied de nez à la mort pour nous offrir une performance légendaire.

Mick Foley, l’enfer dans une cage

Mick Foley vs The Undertaker

Pour vous situer un peu avec le combat, il faut remonter dans la rivalité opposant The Undertaker à Mankind (Mick Foley).

En 1997, The Undertaker avait affronté Shawn Michaels lors du premier match Hell in a Cell de l’histoire de la WWE. Durant le combat, les deux ont marché sur le toit de la cage et, un an plus tard, Mick Foley a mijoté l’idée avec son ami Terry Funk de pousser la note un peu plus loin pour son affrontement contre l’Undertaker.

«Et s’il te lançait en bas de la cage?»

L’idée a été travaillé avant le combat et Foley a convaincu son adversaire et Vince McMahon de le laisser exécuter la dangereuse cascade où il chuterait du haut de la cage vers une table au sol pour «amortir» sa chute. C’était du jamais vu à la WWE, mais Foley avait la réputation d’être un casse-cou et il avait ici la chance d’ajouter à sa légende. Mais c’était impossible de se préparer pour la cascade, il fallait le faire et voir la suite. D’ailleurs, Foley n’avait pas imaginé que la cage serait aussi grande, aussi haute et aussi difficile à grimper.

La cascade a donc été faite, pour le meilleur et pour le pire.

La légende de Foley

«Good god almighty, they’ve killed him. As God is my witness, he’s broken in half.»

Les mots du légendaire Jim Ross soulignaient le sentiment généralisé des spectateurs. La chute de Mick Foley était tellement spectaculaire qu’on craignait le pire pour sa santé, voire même sa vie.

Foley a péniblement été aidé par des officiels et Terry Funk, mais il s’est traîné de nouveau au sommet de la cage et, comble du malheur, elle a cédé sous son poids lors d’une autre manœuvre prévue avec son rival. Cette deuxième chute, même si moins haute, est encore plus dévastatrice.

Pire encore, le combat ne s’est pas terminé là. Malgré une épaule disloquée, une mâchoire brisée, des dents en moins et une commotion cérébrale, Mick Foley a poursuivi le combat comme prévu contre The Undertaker jusqu’à la séquence finale où Foley se fait passer le compte de trois dans un tas de punaises. Parce que les chutes n’étaient pas suffisantes, semble-t-il.

Le match a cimenté la légende de Mick Foley à la WWE et malgré l’appréciation générale envers le spectacle, personne ne voulait le revoir prendre de tels risques. C’était, d’une certaine façon, la ligne à ne plus franchir pour le divertissement sportif même si les images, encore à ce jour, font partie de la légende.

Mick Foley a certainement hypothéqué la durée de sa carrière avec ce match, lui qui a pris une première retraite en 2000 au sommet de sa popularité.

Aujourd’hui, on se remémore ce match complètement fou et on implore les lutteurs d’aujourd’hui d’apprendre du passé et de ne pas prendre ces risques dans le ring. Le divertissement ne vaut pas ça, soyez prudents.


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