béliveau

En septembre dernier, la ville de Québec a inauguré la place Jean-Béliveau devant le Centre Vidéotron. Il est possible qu’à l’annonce, vous vous soyez demandé : pourquoi est-ce que cette place est nommée au nom d’un des plus grands joueurs du Canadien, équipe maudite dans la ville de Québec? Le tout dernier livre du journaliste sportif Marc Durand nous dit tout sur l’histoire d’amour entre la Vieille Capitale et le Gros Bill.

L’ouvrage d’une centaine de pages nous raconte les 4 années de Jean Béliveau passées à Québec avec les Citadelles (dans la ligue junior) et les As (dans la ligue sénior). Tout au long du récit, on apprend les différentes manœuvres tentées par Frank Selke pour attirer le futur numéro 4 à Montréal. Il faut comprendre qu’à la fin des années 40 et début des années 50, il y avait une lacune au centre pour le CH. Plus ça change…

Toutefois, il n’y a pas que Selke qui a tenté plusieurs stratagèmes pour rapatrier le joueur étoile. On apprend aussi que même l’arrivée de Béliveau à Québec était le résultat d’une transaction sournoise entre les Citadelles et les Tigres de Victoriaville : les Citadelles avaient envoyé un joueur aux Tigres en échange d’un joueur à être nommé plus tard. Je vous laisse conclure la transaction dans votre tête!

Ce qui est le plus fascinant à la lecture de ce livre, c’est de voir à quel point Jean Béliveau a eu un impact partout où il allait, même chez ses adversaires. Les spectateurs remplissaient les arénas pour le voir. Il est aussi incroyable de voir à quel point les règles étaient floues à cette époque. Plusieurs fois, les directeurs généraux des équipes adverses trouvaient des façons de jouer à domicile ou de jouer plus rapidement des matchs de séries pour que le joueur vedette ne puisse avoir le temps de se remettre de ses blessures.

Le livre se dévore en quelques heures et on en apprend beaucoup sur l’influence que Béliveau a eue sur la popularité du hockey à Québec. Il est à se demander si Québec aurait déjà eu une équipe professionnelle sans sa présence durant ces 4 années. Un beau bonus : le livre est parsemé de photos d’époque; ma préférée étant celle où l’on voit Jean Béliveau et Maurice Richard à la poursuite de Gordie Howe.

Si vous cherchez quelque chose à mettre sur votre liste de Noël, ce serait un choix judicieux que d’y ajouter Jean Béliveau —La naissance d’un héros.



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