L’année dernière, j’avais classé Jeffrey Loria deuxième dans mon palmarès des pires propriétaires de l’histoire du baseball majeur. Eh bien, il vient de monter d’un demi-échelon et occupe maintenant la place 1b (je maintiens qu’il est toujours trop loser pour occuper la première place), suite à son dernier move de marde : poursuivre des détenteurs d’abonnements des Marlins de Miami pour rupture de contrat.

Bien évidemment, si vous achetez des billets de saisons pour une franchise sportive et que vous signez un contrat de deux ou trois ans, vous êtes obligés d’honorer votre signature et de payer les maudits billets, même si vous ne les voulez plus. Sinon, c’est à vous de les vendre.

Vu de même, l’histoire de Mikey Axelband, qui a décidé d’annuler ses billets pour la saison 2012 (la deuxième année d’un contrat de deux ans), semble assez évidente parce que c’est ce qu’il a fait. Mais, si on creuse (à peine), on se rend compte que c’est pas aussi clair.

Axelband achète une paire de billet de saison des Marlins depuis leur première année, en 1993. Il aime la balle et, même s’il est un fan des Yankees à la base, l’idée d’avoir du baseball majeur pas très loin de son domicile lui plait. Malheureusement, sa relation avec le club commence à se détériorer en 2002, quand Grand galop Loria achète le club, après avoir détruit les Expos.

Selon Axelband, la relation amicale avec les Marlins devient corporative. Mais l’équipe construit un nouveau stade (pour 2011) et il décide de renouveler son abonnement de saison.

C’est avec ce nouveau stade que les choses se gâtent. On a promis aux détenteurs de billets de saison un salon avec buffet, stationnement gratuit et une entrée privée, pour la modique somme de 24 000 $ par année (presque le double de l’année précédente, disputée au Dolphin Stadium).

Malheureusement, le succès n’est pas au rendez-vous, les foules n’accourent pas et Loria commence à paniquer, encore. Son idée de génie? Écœurer ses plus fidèles partisans en leur enlevant leurs privilèges. Plus de stationnement et d’entrée privés, et le buffet se résume en des paninis jusqu’en sixième manche.

Bref, Axelband juge que les Marlins ne respectent pas leurs promesses (à leur décharge, certaines avaient été faites lors du pitch de vente sans être écrites sur le contrat) et annule son abonnement pour 2012. Comme huit autres détenteurs.

La réponse des Marlins et de Loria : les poursuivre pour rupture de contrat. Et le pire là-dedans? Il arrive encore à Axelband d’aller voir les Marlins.

Moi, la question que je me pose est la suivante : comment une organisation qui se veut aussi sérieuse que la MLB fait pour tolérer un tel être parmi ses rangs. La seule raison, à mon avis, est que Loria a des photos compromettantes de certains hauts dirigeants.



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