Le web tremble encore et la malédiction entourant le combat principal de l’UFC 200 est bien présente.

Jon Jones n’affrontera pas Daniel Cormier. Jones a été retiré de l’événement principal en raison d’un test antidopage échoué en juin.

Une énorme brique tombe sur la tête de l’UFC, des amateurs d’arts martiaux mixtes et c’est possiblement la dernière fois que Jones sera inclus sur une carte de l’organisation.

Sans parler de la fin d’une carrière, c’est assurément la fin de quelque chose.

Après la suspension de six mois imposée par le UFC en 2015, Jones retournera sur la touche pour une période pouvant aller jusqu’à deux ans dans ce dossier.

Nous ne savons pas encore l’étendue d’une suspension éventuelle et des sanctions envers Jones, mais l’histoire se dévoile devant nos yeux et malgré un bref point de presse teinté d’excuses, Jon Jones ne rétablira pas son image avec quelques mots et un air un peu triste.

Mike Tyson, à l’époque, a bousculé l’ordre établi chez les poids lourds dans le monde de la boxe. À la fin de son adolescence, il s’est propulsé dans l’imaginaire collectif avec ses poings en béton et son look de bête indomptable. Tyson, pendant un moment dans l’histoire, était l’ultime boxeur, l’athlète le plus en vue aux États-Unis et le visage d’une profession qui avait besoin d’un ambassadeur différent.

Jon Jones, lorsqu’il a freiné Mauricio «Shogun» Rua en 2011 afin de capturer le titre de mi-lourds, était le même genre de jeune prodige que Tyson à la boxe. Jamais vaincu dans le sport à l’exception d’une disqualification contre Matt Hamill, Jones a écarté tous les adversaires placés devant lui et très rapidement on voyait en lui possiblement le meilleur combattant d’arts martiaux mixtes de l’histoire.

Un mélange fascinant de vitesse, de force, de portée et d’intelligence dans la cage. Quelque chose comme une tempête parfaite. Encore là, un peu comme la force de frappe de Tyson à l’époque … quelque chose comme une tempête parfaite.

Le seul véritable obstacle pour Jon Jones, semble-t-il, c’est Jon Jones. Tout comme Mike Tyson était le pire ennemi de Mike Tyson.

Mauvaises décisions, mauvaises fréquentations, gestion malhabile de la vie de célébrité, les deux combattants se rejoignent tristement dans un parcours qui ne s’est pas forcément bien terminé pour Tyson qui, malgré une rédemption sur le tard et une certaine pérennité dans l’imaginaire collectif, n’est jamais redevenu le combattant redoutable qu’il était quand ses frasques l’ont rattrapé.

Jon Jones, encore une fois semble-t-il, est sur la même voie que Tyson. Un accès rapide à de nombreuses années de remise en question et de spéculations.

Un talent indéniable, un potentiel immense, mais une tête qui ne prend pas forcément les meilleures décisions.

Est-ce la fin pour Jon Jones au UFC? J’aurais tendance à dire que oui, mais le sport a pardonné bien pire et seul le temps nous le dira.



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