Il est quand même loin, le McDo le plus proche du bureau. Une chance que nous sommes de vrais amoureux du journalisme d’enquête.

Nous avons attendu le 2e jour de la vente de la poutine signée Jeff Petry pour aller la goûter, afin que toutes les chaînes participantes soient bien rodées. Exactement comme nous avons attendu la 2e saison de Jeff avec le Canadien avant d’apprendre la moindre information à son sujet.

On est prudents. On s’attache vite et on est facilement déçus.

Devanture McDo

Nous nous retrouvons donc à l’arrière d’une impressionnante file d’attente, ce qui nous donne le temps de googler Petry et de faire quelques blagues louches. Le gestionnaire de communautés d’Urbania.ca, Philippe, part ça en grand.

«J’ai hâte au Joyeux Festin Condon», lance-t-il, comme si ce n’était pas inapproprié. «Mais ça serait quoi, le jouet, là-dedans?» ajoute notre coquin comptable, Louis-Philippe, qui s’engage gaiement sur cette pente glissante.

La poutine est composée des ingrédients traditionnels du plat national des fins de brosse, avec en prime du smoked meat, des tranches de cornichons et de la moutarde. Baseball, la moutarde.

Une surprise nous attend: la portion est petite, très petite. C’est plutôt un accompagnement qu’un plat en soi. Un peu comme Jeff Petry, qui, en bon défenseur, a besoin d’un partenaire. On aurait dû y penser.

En analysant les éléments du plat, les comparaisons avec Jeff sont nombreuses: la présence de moutarde nous met mal à l’aise, comme la luxuriante coiffure du numéro 26, qu’on trouverait plus pertinente sur une autre tête.

Jeff Petry

Les cornichons nous rappellent Alexei Emelin, qu’on apprécie sans trop avoir la preuve qu’il améliore vraiment l’ensemble. Le smoked meat, c’est clairement une métaphore de ses performances en série le printemps dernier: fiable et protéiné, mais pas super original.

Vient le verdict final: la moutarde, c’est pas bon, et la portion est trop petite, ça sera un 6 sur 10 pour Philippe. «J’aurais donné un sept si ça avait été une portion normale» nuance-t-il.

Mais sa plus grande déception, c’est sans doute l’absence sur l’emballage de petits collants Monopoly, qui nous aurait peut-être permis de compléter les propriétés en jaune et gagner un Ski-Doo.

Mathématiquement soucieux, LP a bien réfléchi avant de se prononcer.  «Quand j’ai vu le prix, j’étais enthousiaste. Quand je l’ai ouvert, ça a redescendu un peu. Quand je l’ai goûté, ça a remonté. Quand je l’ai terminé et que j’avais encore faim, ça a redescendu encore. Oui, c’était une poutine en montagne russe.»

Bon, Emelin, encore.

Au retour au bureau, une information nous frappe: dans la poutine, il y a de la moutarde baseball, plutôt que la moutarde hockey: son père, Dan, est un ancien joueur professionnel de baseball qui jouait avec les Tigers de Detroit lorsque ceux-ci ont gagné la Série mondiale en 1984. C’est un signe.

La Coupe, c’est cette année. On l’a vu dans la poutine.



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