Halte là, les Canadiens sont là.

Où ça ?

Dans le trouble.

“Panique”, “pression” et “rififi” sont des mots qui commencent à être criés dans l’entourage de la Sainte-Flanelle. Voilà déjà deux matches que Canadiens n’en a plus gagné trois de file et, si on fait le calcul, ça ne pourra pas durer longtemps.

Il est temps de remettre les pendules à Eller.

Une bonne partie de hockey, ça commence par une bonne mise en jeu, un peu comme une belle vie de quartier commence par des initiatives communautaires. Si on manque la mise en jeu, on se retrouve avec des parcs mal éclairés, et bonne chance pour scorer dans un parc mal éclairé.

Mais qui donc excelle au cercle des mises en jeu ? Hé oui : Manny Malhotra.

Comme vous pouvez le voir dans le tableau qui suit, seulement deux autres spécialistes du faceoff devancent Malhotra dans toute la LNH : le rouxdoutable Brad Malone de la puissante Caroline, et le viril Jim Slater de l’éliminé Jets.

 

zigonné par l'étrange François Lanthier

zigonné par l’étrange François Lanthier

Bizarrement, Malhotra n’a pas encore dansé à la grande valse du printemps. Pourquoi donc ?

Deux hypothèses possibles :

1- C’est une conspiration conservatrice.

Élevé à Mississauga par une chimiste québécoise et un chimiste pakistanais, Malhotra n’est vraiment pas un gars qui court les rues. Il incarne le Canada qu’on voit dans les annonces de CBC, un Canada qu’on ne croyait possible que dans les rêves de Pierre Elliott Trudeau, un Canada où tous les chimistes-hockeyeurs d’Asie centrale parlent franglais d’un océan à l’autre.

Un Canada qui entre en collision frontale avec celui de Harper.

Est-ce que l’absence de Malhotra contre l’équipe de l’Ottawa de Stephen Harper serait une simple coïncidence ? N’essaierait-on pas d’amadouer le Parlement conservateur en tenant loin des zambonis une des plus belles réussites du régime libéral ?

Je ne fais que poser des questions. Des questions bien étranges et inutilement élaborées. Mais peut-être ai-je tort. Peut-être que, tout simplement…

2- Il n’est pas très bon au hockey.

Après un bref coup d’oeil sur ses statistiques individuelles, cette hypothèse est rapidement confirmée.

Cela dit, il est important de se rappeler que, qui que l’on soit, d’où que l’on vienne, que l’on soit de souche ou issu d’une minorité risible, il est possible d’exceller partiellement dans un sport et d’être logiquement laissé de côté par un entraîneur raisonnable dans les moments cruciaux.

Malhotra pour l’Ordre du Canada.



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