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Avant d’être une expression pour dire que tout va bien dans les cours d’école du Québec des années 2000, «Chill» résonnait partout à Columbus une décennie plus tôt. C’était le cri d’une ville qui voulait s’affirmer.

Le Chill, c’est le pionnier, le colon qui a défriché la terre de Columbus pour bâtir le culte du hockey qui deviendra plus tard les Blue Jackets, hôtes ce week-end du match des étoiles de la Ligue nationale.

Avant l’arrivée de cette formation de la Ligue de la côte est, il apparaissait impossible pour une équipe sportive de s’établir à Columbus où régnait (et règne encore) l’Université Ohio State. Une poignée de visionnaires ont bouleversé cette hiérarchie avec des campagnes publicitaires douteuses et un marketing agressif comme seules les années 90 le permettaient.

Une équipe de ligue mineure qui veut attirer des foules avec des promotions insolites, ce n’est pas nouveau. Ce qui est incroyable dans le cas du Chill, c’est que le stratagème a fonctionné. Les écrits historiques ne mentent pas : cette équipe a pavé le chemin pour les Blue Jackets et a aidé à bâtir un des réseaux de hockey mineur les plus solides aux États- Unis.

À ses débuts, le Chill s’entraînait à six heures du matin car elle n’avait pas de disponibilité de patinoire et se faisait humilier par ses adversaires. Quelques années plus tard, l’organisation était primée par des organismes de marketing pour son travail impeccable et remportait des matchs. Le rêve américain à son meilleur.

Pour bâtir ce culte, il faut une recette solide, impossible à trouver sur le site de Ricardo. En voici les ingrédients :

01

Des personnages attachants

Photo : columbuschill.net

Voici «Claude le trompettiste» qui aurait chuté sur la glace lors d’une joute à Toledo. En plus de Claude, il y avait aussi Joel le saxophoniste à l’hymne national, le livreur qui lançait des pizzas dans la foule et la «Fat Lady» qui chantait après une victoire.

02

De la bagarre

Photo : columbuschill.net

Nous le savons tous, le film Slap Shot n’est pas tant de la fiction si on compare avec la réalité du hockey mineur de l’époque. Au cours de la première saison, le capitaine du Chill Jason Taylor est suspendu pour la saison pour avoir frappé son adversaire avec son bâton à deux mains !

03

Des soirées thématiques

Photo : columbuschill.net

L’hommage à l’année 1967 a donné naissance à ce magnifique maillot, malheureusement impossible à trouver su EBay… Le Chill l’a porté une période lors de cette soirée thématique et il n’y a pas eu de bagarre en première période car l’équipe avait un signe de paix sur la manche.

04

Un vidéoclip douteux

Photo : columbuschill.net

Tout est là. Vraiment.

 

05

Des publicités meilleures que celles de Trivago

Photo : columbuschill.net

Un campagne marketing bien pensée, c’est bien. Une campagne marketing qui comprend un cerveau en ébullition, c’est mieux.

Le Chill de Columbus, c’est tout ce qu’il y a de plus terrible des années 90, mais c’est aussi une fable inspirante pour toutes les villes ayant un rêve.

Une équipe de ligue mineure avec tant de succès qu’elle attire la grande ligue. Et si nous tentions l’expérience pour ramener les Expos à Montréal ?

 

Pour en savoir plus sur le Chill, vous pouvez visiter le musée sur Facebook, jeter un coup d’œil sur leur compte Youtube, visiter le site web de l’équipe (complètement 90).

Vous pouvez aussi vous procurer le livre Chill Factor : How a minor-league hockey team changed acity forever. Le nôtre est dans la malle.

 



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