Les Jeux parapanaméricains prennent leur envol à Toronto vendredi. Bon… vous n’êtes pas excités.

C’est clair que déjà que les Jeux panaméricains ne sont pas la compétition sportive la plus glamour de l’année et que la plupart des athlètes para sont inconnus du grand public, ça ne donne pas envie d’accourir. Mais l’affaire, c’est que vous ne savez pas ce que vous manquez.

Par exemple, saviez-vous qu’il existe quatre types de vélo en paracylisme, et que les athlètes sont classés en fonction des groupes musculaires fonctionnels ou de leurs capacités motrices?

Donc, les athlètes non-voyants font du tandem, placés derrières des cyclistes voyants qui prennent les décisions visuelles par rapport à la piste. Ceux qui n’ont pas l’usage de leurs jambes font du vélo à main et sont classifiés selon les muscles qu’ils peuvent utiliser. D’autres qui ont des problèmes d’équilibre ou souffrent de paralysie partielle roulent sur des tricycles pour assurer leur stabilité. Enfin, certains athlètes para roulent sur des vélos traditionnels mais, encore une fois, ils sont classés selon leurs limitations.

Ceci dit, il s’agit, comme les autres athlètes, de personnes particulièrement fortes mentalement qui font de gros sacrifices pour réaliser un rêve et représentent fièrement leur drapeau.

Une partie de l'équipe canadienne

Une partie de l’équipe canadienne de paracyclisme

Comme Marie-Ève Croteau, athlète en tricycle, qui est paralysée du côté gauche après un avoir attrapé un méchant virus en voyage, après qu’un accident, quelques années plus tôt, lui eut déjà laissé des séquelles. Avant ses multiples badlucks, Marie-Ève était déjà une grande sportive: balle-molle, ringuette, elle avait déjà des rêves olympiques.

En tricycle, elle représentera le Canada à Toronto, mais vise aussi les Jeux paralympiques de Rio, l’été prochain et même ceux de Tokyo quatre ans plus tard. La moitié du corps qui s’endort, un rêve qui se réveille.

Marie-Eve Croteau/paralympique.ca

Marie-Eve Croteau/paralympique.ca

Ou comme Charles Moreau, triathlète accompli avant son accident de la route. Paraplégique il s’est remis au paratriathlon après son accident. Pour des raisons de financement, et parce que le vélo était déjà sa discipline favorite, il s’est mis au vélo. Il a toutes les raisons du monde de viser un top 5 mondial d’ici Rio. Un autre rêve accompli avec la seule puissance de ses bras.

Charles Moreau/Le Nouvelliste

Charles Moreau/Le Nouvelliste

Ou encore Audrey Lemieux, qui est en pleine forme et bénéficie d’une santé de fer. Après une carrière pro en cyclisme et un petit stunt d’entraîneur, elle est devenue pilote de tandem. Une façon de partager son expérience, oui, mais aussi d’expérimenter le vélo comme on le voit rarement, complètement en équipe.

Sérieux. Des brutes.

 



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