Sofie Lundin

Les deux premières divisions de hockey féminin suédois permettront les mises en échec. Mais attention, chère hockeyeuse suédoise qui dévore ce texte. Tu n’auras pas le droit de pincer une adversaire comme Scott Stevens l’a fait avec Paul Kariya.

Tes mises en échec devront se limiter à celles sur le bord de la bande.

Ce projet pilote est adopté au terme d’une initiative implantée avant le début de la saison 2018-2019 en Suède.

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, le taux de commotion cérébrales était aussi élevé chez les femmes que chez les hommes en Suède. Malgré l’absence de contact physique chez les femmes bien sûr.

On a alors déduit que le niveau d’intensité était tellement différent entre les entraînements et les matchs que plusieurs joueuses n’étaient pas en mesure de faire l’ajustement et se blessaient à la tête lors de contacts somme toute anodin.

Le projet Zero Vision – pas certain que c’est le nom que j’aurais choisi – a donc été mis sur pied dans la SDHL ( Swedish Women Hockey League ) pour permettre un jeu plus rude et le nombre de commotions cérébrales a diminué de 75%.

Devant le succès du programme au nom douteux, on a décidé d’aller de l’avant et de permettre la mise en échec traditionnelle sur le bord de la bande.

Les joueuses qui se qualifieront sur l’équipe nationale lors de compétitions internationales devront toutefois revenir à leurs habitudes précédentes et ranger les épaulettes.

Le hockey suédois a déjà proposé l’idée des mises en échec au hockey féminin à l’IIHF, mais sans recevoir un retour positif de la Fédération. On a interdit la mise en échec au hockey féminin international en 1992. Le niveau de jeu était à des années-lumière de celui de Marie-Phillip Poulin aux derniers JO.

Notons que la Suède a été éliminé 11-0 en quart de finale par la Canada aux plus récents Jeux olympiques. Disons que ça aurait pris un peu plus que la fameuse bonne mise en échec qui change le cours du match.



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