On ne parle pas ici des peformances désastreuses du CH, mais bien d’un documentaire de 1978 d’André Melançon. Oui oui, monsieur Contes pour tous en personne.

Si vous avez aimé Parents inc., un documentaire intéressant où Mathias Brunet se penche sur le hockey amateur au Québec, je vous suggère fortement d’écouter Les vrais perdants.

Ici aussi, on traite du sort réservé aux enfants dans le cadre d’une activité compétitive. Jeunes joueurs de hockey, petites gymnastes (on est à l’époque Nadia Comaneci après tout) et même pianistes, ces enfants vivent tous une vie encadrée, voir militaire, au grand bonheur de leurs parents.

La prof de piano est quelque chose, mais on est sur Balle Courbe, pas à Formule Diaz. On en parlera pas, sauf pour dire qu’elle a la même voix qu’Anne-Élizabeth Bossé dans les Rois de la Main.

Roidelamain

Hockey

Quel est le secret pour que son fils améliore son tir du poignet dans les années 70 ? Le faire pratiquer avec des rondelles en acier. Mais c’est du trouble, parce que tu peux pas en acheter au magasin, faut aller « à la shop » s’en faire faire.

C’est le genre de perle qu’on retrouve dans le film. Disons que c’est l’ancêtre de « mon fils de 8 ans va aller faire du power skating cet été ».

On regarde aussi une petite gymnaste se faire pousser à bout par sa coach insupportable. Si c’était comme ça ici, j’ose pas imaginer ce que les petites Russes devaient subir à la même époque.

Tout ça pour ça

La pression, faire plaisir à ses parents, vouloir gagner et aussi peut-être, s’amuser. On cherche ici à comprendre la motivation des enfants. Est-ce qu’ils le font pour eux ou pour leurs parents ? Et la question la plus importante, sont-ils heureux dans tout ça ?

En attendant d’avoir des réponses, voici ce que vous pourrez voir dans Les vrais perdants, mais pas nécessairement dans l’ordre:

– Un papa qui attache les patins à son fils avec un gros cigare dans la yeule.
– Dans le vestiaire des joueurs, un petit gars dit : «Moi, je suis Yvan Cournoyer».
– Un discours de coach qui n’arrive pas à la cheville du petit Jimmy (avant qu’il marche).
– Un arbitre pas de casque avec des pantalons pattes d’éléphant.
– Un autre papa qui attache les patins à son fils avec un gros cigare dans la yeule. En plus, c’est le coach !

La semaine prochaine, j’écouterai pour vous L’âge de passion, où André Melançon va revoir les enfants de ce documentaire 30 ans plus tard.

Les vrais perdants par André Melançon, Office national du film du Canada



Commentez cet article