L’improbable s’est produit hier au Stade Olympique, alors que le miracle dont avait besoin l’Impact ne s’est pas matérialisé, laissant pantois plus de 60 000 spectateurs venus assister au triomphe historique de la bande montréalaise, dont la sauvage équipée sans gains a captivé les foules en ce début 2015.

Si le mystère demeure complet au sujet de la présence de l’Impact à une finale, ça n’a manifestement pas refroidi l’ardeur des partisans qui se sont présentés au stade en nombre record pour voir leurs deuxièmes favoris soulever la coupe Stanley du soccer.

Comme disait Céline, les derniers furent les premiers dans ce match sans queue ni tête où la logique fut respectée.

L’Impact, qui gravite au sommet de la zone de relégation, a bel et bien ouvert le score 1-0 dès la 8ème minute de jeu, sur un baroud de Piatti qui a repéré Romero dans la surface. Le bouillant Argentin a trompé la vigilance du gardien mexicain à l’aide d’un tir dévié en plein centre.

Il n’en fallait pas plus pour réveiller Club América, une des puissances footballistiques du continent.

« Le match a duré 80 minutes de trop » a confié l’attaquant-vedette Oduro, auteur de 2 tirs non-cadrés.

Encaissant tacle par-dessus tacle, le fougueux avant a visité le tapis pas moins de six fois au cours du duel, provoquant deux coups-francs hors-cible et un carton jaune adverse. Intenable dans le couloir droit, il s’est également fait remarquer par quelques efforts individuels qui ont piqué la curiosité de la défense adverse.

« Il y a des nuls à saveur de victoire, mais il y aussi des matches comme les autres », d’ajouter le pilier Nitch, qui s’est illustré avec 2 arrêts sur 6 tirs.

Débauché l’avant-veille d’une puissance de la deuxième division nord-américaine, le cerbère teuton a fait le travail devant d’amusants Mexicains, qui réclamaient l’ambulance entre chacun de leurs superbes buts.

« Ça arrive aux meilleurs », a conclu le pilote montréalais Frank Klopas, qui a été parfait en effectuant pas moins de trois changements au cours de ce mercredi soir, soit le maximum possible.

L’entraîneur mexicain, complètement nu, s’est refusé à tout commentaire.



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