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Chaque automne, les amateurs de la LNH s’activent, s’apprêtent à se livrer une lutte sans merci, alors que le retour du hockey de la LNH se pointe à l’horizon et, avec lui, la saison des pools de hockey.

Le nerf de la guerre poolesque ? L’information. Statistiques, classement, échanges, joueurs blessés, retours au jeu, changements d’entraîneur, vétérans sur le déclin, prodiges sortis du junior, joueurs obscurs fraîchement débarqués d’Europe. Tout y passe. Or, dans cette imposante masse de savoir, un aspect demeure éternellement négligé, moins évident, mais crucial pour quiconque part à la guerre : la connaissance de son adversaire.

Qu’à cela ne tienne ! Pour mieux vous outiller, je vous ai concocté un petit guide des 10 « types » de participants les plus fréquemment rencontrés sur le champ de bataille.

1- Le champion

Confiant, arrogant, le gagnant de la saison précédente se présente au repêchage avec le port de tête haut, l’attitude imperturbable d’un vétéran du Vietnam. Il a déjà tout vu, tout vécu. Vous ne pouvez pas comprendre, vous, les perdants.

Arrogant, il perdra assurément cette fois-ci, mais prendra bien soin de vous rappeler sa victoire de 2016 tout au long de la saison pour pallier à la chute douloureuse de son estime.

2- Le « connaisseur »

Détesté de ses adversaires, cette version hockey de l’érudit se permet, après chaque sélection, un commentaire condescendant ou encore une intervention visant à étaler ses connaissances. « Toujours blessé », « Trop vieux », « Sur la pente descendante », « As-tu vu son Corsi ? », « Joueur de Ligue américaine » et autres mesquineries. Identifiable à ses piles de revues ou à ses tableaux Excel incompréhensibles, il calcule tout, a tout prévu. Toutefois, bien qu’il performe souvent très bien, son manque d’instinct et sa crainte du risque font en sorte qu’il ne gagne jamais.

Too bad, le smatt.

3- Le fan du Canadien

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Crédits photo : Minas Panagiotakis/Getty Images

Amateur aveugle, volontairement grotesque ou un peu simple d’esprit, ce pooler énigmatique court les ruelles de Montréal. Sa préparation : suivre exclusivement le camp d’entraînement des Canadiens en espérant identifier le prochain Guy Lafleur en matchs présaison. Depuis quelques années, on reconnaissait souvent ce joueur à sa sélection hâtive du dernier joueur russe débarqué en ville, mais on pourra assurément l’identifier cette saison quand il choisira Nick Cousins au premier tour.

4- Le nostalgique

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Crédits photo : Getty Images

Modèle classique, indémodable et attendrissant, ce pooler vit en l’an 2011, se berce d’illusions de renaissances, de retours en force et de fontaines de Jouvence en vente libre. Zdeno Chara, Bobby Ryan, Ron Hainsey : tassez-vous de d’là, le nostalgique n’en manque pas une !

Sa défaite, comme le plaisir qu’auront les autres poolers à l’entendre énoncer ses choix vintage tout au long de la soirée, sont 100 % garantis.

5- Le 12e pooler

Le 12e pooler, c’est le joueur que personne ne connaît, invité à la dernière minute pour combler un trou et, surtout, pour assurer la générosité de la cagnotte. Souvent sous-estimé en raison de sa condition d’agneau sacrificiel, il n’est pourtant pas rare que le 12e pooler surprenne la foule et emporte les honneurs.

Méfiez-vous de son silence, il n’est peut-être pas le 40 $ facile que vous croyiez.

6- Le « Teppo Numminen »

Ce pooler est un mélange de manque de préparation et de malchance. Le Teppo Numminen, vous le connaissez bien. C’est le pauvre bougre qui sélectionne chaque année au moins un grand blessé, un retraité, un hospitalisé, un rétrogradé ou pire, un mort.

*Avis d’interaction classique : Généralement, le connaisseur se charge avec plaisir d’informer ce pooler de sa bêtise, une seconde après sa sélection, avec une voix désagréable, en s’assurant bien sûr qu’il ne puisse pas changer son choix.

7- Le gars des paris

Favori de ses adversaires, ce pooler au sens du spectacle est sympathique, mais entêté et impulsif. Véritable tête de cochon au portefeuille lousse, au moindre différend, au moindre argument avec un comparse, il s’enflamme : « 20 piasses ! ».

Bien que sa présence divertisse la tablée, le sort ne lui est généralement pas favorable et sa saison finit souvent par lui coûter 280 $ (ou un tatou de papillon dans le bas du dos, dans les cas les plus extrêmes).

8- L’éternel déçu (a.k.a. le « C’tait mon joueur ! »)

Bien préparé, jovial, enthousiaste, ce pooler n’a qu’un défaut, celui de vivre dans le déni, convaincu qu’il pourra sélectionner TOUS ses joueurs préférés (les 83). Dévasté, il répète tout au long de la soirée : « C’tait mon choix ! », « SHIT ! J’m’en allais le prendre », « NOOOON ! MON BOY ! ».

Tourmenté par chacune de ses sélections, où il doit fatalement trancher entre l’un de ses 51 joueurs favoris restants, il fait souvent traîner le pool en longueur par ses soupirs de désespoir et son indécision.

9- Le lunatique

Dérouté, désorganisé, muni d’une liste de 30 noms griffonnés sur un pad d’agent immobilier, ce participant justifie sa présence à la table par son humour et sa personnalité attachante, et non par son expertise.

Totalement perdu, il ne connaît aucun joueur à partir de la quatrième ronde et cause souvent d’importants retards en faisant des recherches Internet interminables quand vient son tour de sélection. On l’identifie à son cri, le « Y est-tu pris, lui ? », auquel on répondra presque chaque fois, en soupirant : « Oui. Depuis une heure ».

Patience, il y arrivera. Un jour.

10- Le gars des sleepers

Le dernier, mais non le moindre, le gars des sleepers est une espèce rare, mais célèbre, que l’on démasque au fil du repêchage. Ses joueurs favoris ? Les jeunes Suédois sortis de ligues obscures, les stars de la KHL qui débarquent pour un contrat d’une saison, les Bosniaques ayant amassé 215 points dans une ligue de roller-hockey. Bien qu’il n’ait jamais, au grand jamais, vu performer le joueur en question, il est convaincu que sa sélection est LE vol du repêchage, que dis-je, le prochain prodige.

*N.B.Le taux de réussite de ses cartes cachées frôle le 0 %, mais si, par malheur, l’un d’eux devait un jour surprendre le monde du hockey, gare à vous ! Vous en entendrez parler pendant 10 ans.

Vous êtes maintenant prêts à affronter vos adversaires, de quelque type qu’ils soient !

Bonne saison des pools à tous et à toutes !

Et tant qu’à y être, on vous invite à participer au Grand Pool RDS pour vous mesurer à des centaines de poolers et, qui sait, vous mériter des prix!



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