Louis Leblanc lors du repêchage de 2009

En juin 2009, au Centre Bell, Trevor Timmins a annoncé le choix de première ronde du Canadien lors du repêchage annuel avec une certaine dose d’excitation. Il s’agissait de Louis Leblanc, lui qui avait passé du Midget AAA aux Lancers d’Omaha dans la USHL, en attendant d’enfiler l’uniforme rouge de l’Université Harvard.

Un Québécois en première ronde, au 18e rang, une rareté pour le CH, un reproche que l’on a souvent fait à l’organisation de ne pas sélectionner les « p’tits gars de chez nous ». Mais en 2009, ce n’était pas le cas. Timmins avait placé le nom de l’attaquant de l’Ouest de l’île de Montréal au haut de sa liste et c’est avec un son accent cassé qu’il a fait l’appel au podium. Le-Blanc, comme un sauveur.

Vous savez que ça ne s’est pas exactement déroulé comme ça.

Un rêve qui se transforme en cauchemar

Leblanc n’a joué que 50 matchs dans l’uniforme du CH en deux saisons et il a valsé entre le junior, la Ligue américaine et la liste des blessés. Il a ensuite été transigé aux Ducks d’Anaheim contre un choix de 5e ronde et il n’a jamais refoulé une patinoire de la LNH par la suite. Sa carrière l’a mené en Europe, dans la KHL et à Lausanne, et il a accroché ses patins à 25 ans avant de retourner dans la région de Boston pour poursuivre ses études à Harvard et travailler avec l’équipe de hockey de l’université.

Les amis de Radio-Canada ont dévoilé mardi matin un dossier spécial sur la vie de l’ancien joueur de la LNH et la lecture en vaut vraiment le détour.

Une relation houleuse avec les fans montréalais

Dans ce billet, on peut lire les impressions de Leblanc sur sa relation avec les partisans du CH qui lui parle encore du flop qu’a été sa carrière à titre de choix de première ronde. Il dévoile aussi qu’il parle encore avec Marc Bergevin quand il est de passage à Boston et qu’il se verrait, un jour, comme DG dans la LNH.

C’est bon de se rappeler qu’il y a des humains derrière les joueurs de hockey, surtout quand une tonne de pression avait été mise sur les épaules d’un jeune homme d’à peine vingt ans lorsqu’il foulait la glace du Centre Bell pour les premières fois.

C’est aussi bon de voir qu’il y a une vie après le sport, même si on parle d’une « retraite » à 25 ans dans son cas.

via Podium de Radio-Canada



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