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Ni la semaine prochaine, d’ailleurs.

Ce n’est pas parce qu’il mérite de demeurer en poste, remarquez, c’est seulement une question de logique administrative. Et de gestion d’entreprise.

Congédier un directeur général, ce n’est pas une mince affaire ou une décision que l’on doit prendre après avoir pogné les nerfs, si on est un gestionnaire d’entreprise responsable.

Ce n’est pas, non plus, une façon de fouetter l’équipe à quelques semaines de la fin de la saison, histoire de mettre un peu de gaz dans le réservoir dans le but éventuel de faire les séries, et d’engranger quelques millions qui vont directement dans les poches du propriétaire. C’est plus profond. Cela signifie un changement de philosophie d’entreprise, en plus d’être un constat d’échec qui fait généralement suite à un enchainement de mauvaises décisions, enchainement qui, ici, trouve sa source dans l’échange de Subban.

Oui, je sais, il faut en revenir, mais c’est quand même ça qui aura marqué le début de la fin de la carrière de Marc Bergevin, à titre de DG dans la LNH, lorsqu’on fera la rétrospective de son règne dans quelques années.

Alors, pourquoi pas maintenant?

Premièrement, cela ne changera rien à court terme. Au moment d’écrire ces lignes, le Canadien est pratiquement assuré de ne pas participer aux séries cette année. Cette saison est juste irrécupérable et il faut commencer à réfléchir sur une stratégie à long terme. Qu’est-ce que l’on recherche, comme qualités, chez un DG qui sera à la tête du Canadien pour les cinq prochaines années?

Deuxièmement, je demeure convaincu que Geoff Molson croit son directeur général quand il lui dit que le mauvais début de saison du Canadien est imputable aux contre-performances et à la blessure de Carey Price. Si on se souvient des excuses données par Bergevin à la suite de l’élimination hâtive de son équipe contre les Rangers, il vit dans une forme de déni qui l’empêche de bien évaluer son équipe.

Troisièmement, il faut trouver un remplaçant. Un poste d’une telle envergure ne se donne pas sur le coin d’une table. Et les bons candidats, comme Julien BriseBois, sont déjà sous contrat dans d’autres organisations. Je ne pense pas que Tampa Bay donnerait la permission à BriseBois de négocier avec le Canadien, en plein milieu de la saison. En avril, peut-être. Mais pas maintenant. Quoi faire, alors? Placer l’adjoint de Bergevin pour couvrir l’intérim? Parce qu’on parle de Trevor Timmins, dans ce cas là… Ce qui n’est pas vraiment encourageant!

Bref, si la tendance se maintient, c’est quelque part au mois de mars que Bergevin devrait quitter. Mais,  je le répète, comme je suis poche en prédictions, Marc devrait donc se faire montrer la sortie d’ici jeudi pour être remplacé par Patrick Roy.



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