remontées

Si je devais définir le baseball en une phrase, j’irais avec ce classique de Yogi Berra : «C’est pas fini tant que c’est pas fini!»

D’ailleurs, le grand Yogi savait de ce dont il parlait puisque les Mets, qu’il dirigeait en 1973, ont remonté un déficit de 9 matchs et demi à la mi-saison pour finalement gagner le championnat de leur division au tout dernier match de la saison. C’est à cette occasion que Berra a prononcé cette célèbre phrase et, même s’il faisait référence à la saison en tant que telle, plusieurs amateurs de balles l’appliquent aussi lorsqu’il est question de matchs. Parce que t’as beau perdre 72-2 en fin de neuvième, tant qu’il te reste un retrait, t’as une chance mathématique de revenir et de l’emporter. C’est beau, hein?

Pas tant que ça, finalement. Parce que selon l’historien du baseball David W. Smith, sur 73 saisons étudiées, seulement 213 équipes en 44 537 tentatives ont réussi à l’emporter même si elles accusaient un déficit d’au moins 4 points après la huitième manche. C’est un taux de réussite de 0,5 %, ce qui est plus élevé que mes chances de gagner à la 6/49 (1 sur 14 millions), mais quand même, c’est un pari risqué.

Un retour spectaculaire

Bizarrement, le baseball majeur ne tient pas de statistiques officielles à ce sujet. En tout cas, je ne les ai pas trouvées, mais une recherche poussée à l’aide d’outils technologiques de pointe (Google), nous apprend que les A’s de Philadelphie sont revenus de l’arrière de 11 points en huitième manche contre les Indians de Cleveland, le 15 juin 1925. Ils ont remporté le match 17-15, alors qu’ils le perdaient 15-4.

Pour le retour le plus spectaculaire en neuvième manche, il faut retourner au premier match en Ligue américaine des Tigers de Détroit contre Milwaukee, le 24 avril 1901, alors qu’ils sont revenus de l’arrière 4-13 en neuvième, pour l’emporter 14-13.

Une défaite qui fait marcher

Mais, le retour le plus drôle est sans contredit celui que les Phillies ont réalisé contre les Pirates, à Philadelphie le 8 juin 1989, qui a forcé l’ex-joueur et commentateur des matchs de Pittsburgh, Jim Rooker, à marcher les quelque 400 km entre les deux villes.

Après que les Pirates aient marqué 10 points en début de première manche, Rooker a déclaré à la radio qu’il s’engageait à retourner à Pittsburgh à pied si l’équipe perdait le match. Et c’est ce qui s’est produit, alors que les Phillies l’ont finalement emporté 15-11.

Rooker a tenu parole quelques mois plus tard, alors qu’il a couvert, à pied, la distance entre les deux villes.



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