basketball

Comme c’est bien souvent le cas au mois d’octobre : le basketball de la NBA sera de passage à Montréal. Les Raptors seront en ville pour un match hors-concours au Centre Bell, ce soir, contre les Nets de Brooklyn. Ce rendez-vous plus ou moins annuel est généralement disputé devant une salle comble et a même amené certains investisseurs comme Michael Fortier et d’autres acteurs comme la Chambre de commerce du Montréal métropolitain à réfléchir au scénario d’une éventuelle équipe de la NBA à Montréal.

Pour certains, c’est une idée assez farfelue, alors que nous peinons encore à faire revenir les Expos. Le bilan des dernières années — malgré ses nombreux échecs — nous montre, au moins, une ténacité de la part de certaines personnes à donner une place plus importante au basketball à Montréal.

Au sein de différentes ligues canadiennes et américaines, trois équipes ont tenté de se tailler une place à Montréal : les Dragons de Montréal (1993-1994), le Matrix de Montréal (2005-2008) et le Jazz de Montréal (2012-2013). D’un côté, on peut dire que ces échecs répétés démontrent un désintérêt de la part des Montréalais, mais le fait que l’on continue à s’essayer rappelle peut-être qu’il existe une propension plus profonde du public québécois à s’intéresser au basketball.

Certes, on vibre au rythme du hockey et on peut ajouter à cela notre intérêt pour nos équipes de soccer et de football et une longue histoire d’amour avec le baseball. Je crois que si Toronto peut rajouter le basketball professionnel au mélange, cela veut dire que ce n’est pas impossible à Montréal.

Dans les parcs et dans les centres sportifs municipaux de la région de Montréal se trouvent terrains et paniers qui sont utilisés par de jeunes joueurs(ses) passionné(e)s. Comme au soccer, il suffit d’avoir un ballon et quelques joueurs et on peut jouer. Le basketball est un sport démocratique qui cherche à inclure tout le monde; pas besoin d’acheter un équipement dispendieux pour le pratiquer.

Évidemment, le basketball n’a pas la cote dans la mythologie québécoise. Pour les Maurice Richard et Gary Carter de cette ville, héros dont les noms ont été utilisés pour rebaptiser des rues, un aréna et même circonscription provinciale, il n’y a pas d’équivalents au basketball. La Coupe du monde de soccer mobilise des quartiers complets, que ce soit au nom de la France, de l’Italie, du Portugal ou de plusieurs autres. Et, croyez-le ou non, il y a déjà eu, à Montréal, des défilés de la Coupe Grey, aussi récemment que 2002, 2009 et 2010. Enfin, le hockey résonne par son omniprésence et cet intérêt culturel se reflète dans notre musique, notre cinéma et notre littérature.

Et, c’est sur cette note que je veux revenir au basketball. Publié en 2017 chez Le Quartanier, Le basketball et ses fondamentaux de l’auteur William S. Messier nous montre par des fabuleuses nouvelles littéraires qu’on peut se raconter le basketball dans la culture québécoise, qu’il y a une place pour ce sport qui peut faire rêver des jeunes joueurs(ses) québécois(es).

Pour chaque jeune Québécois(e) qui a idolâtré Richard, Béliveau ou Lafleur, pour William S. Messier, ce sera toujours Michael Jordan : « le plus grand athlète de l’histoire, l’homme surnommé Sa Majesté Aérienne : Michael “Air” Jordan, MJ, des Bulls de Chicago. »



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