Dans cette saison du Canadien pendant laquelle tout le monde tombe comme des mouches avec des blessures ou la COVID, seulement deux joueurs ont participé à tous les matchs; Nick Suzuki et David Savard.

Malheureusement pour le Tricolore, ce dernier en arrache pas mal, ce qui laisse juste Nick Suzuki comme contributeur soir après soir.

Il est évidemment le meilleur pointeur du club, mais avec un maigre total de 19 points, Suzuki est loin des meneurs dans la LNH. Avant les matchs de samedi, il pointait au 160e rang de la ligue. C’est notable parce que ce serait la pire performance d’un meilleur pointeur du Canadien dans leur histoire.

Ce triste record appartient présentement à Saku Koivu, qui avait terminé comme 115e pointeur de la LNH tout en menant le Canadien avec une production de 47 points en 54 matchs en 2000-01. Oleg Petrov l’avait égalé au sommet des pointeurs du Tricolore, mais il avait eu besoin de 81 parties pour se rendre là. Ce n’était évidemment pas une grande saison pour le Canadien et ça avait coûté le poste à Réjean Houle et Alain Vigneault.

Ce n’est pas la faute de Nick Suzuki

Avant de parler en long et en large de ce record, il faut admettre que ce n’est pas de la faute de Nick Suzuki. Tout le monde s’entend pour dire qu’il n’est pas placé dans les meilleures circonstances. Ce triste record est beaucoup plus un signe des difficultés de l’équipe que du #14.

C’est bon de noter que s’il garde l’avance toute la saison, Suzuki sera le sixième joueur différent à mener le Canadien au niveau des points lors des six dernières saisons (Pacioretty, Gallagher, Domi, Tatar et Toffoli). Ce serait la troisième fois dans l’histoire de l’équipe qu’on verrait une séquence du genre après 1987-1993 et 1960-1966.

La statistique la plus déprimante en fouillant dans ce genre de donnée date toutefois de 1981. Depuis cette année-là, l’équipe n’a eu qu’un seul joueur dans le top 10 des pointeurs de la ligue (Mats Naslund qui était 8e avec 110 points en 1985-86). Si on élargit au top 20, on se retrouve avec sept, mais ça reste un bien petit nombre et ça inclut deux gars qui étaient à la limite au 20e rang.

C’est un problème flagrant pour l’organisation depuis très longtemps, mais ce n’est pas Nick Suzuki le problème. Le record de cette saison est seulement un symptôme qui rappelle que ce club a besoin d’une locomotive offensive sur laquelle il n’a pas pu compter depuis trop longtemps. C’est certainement ce qui explique pourquoi certains fans rêvent déjà à Shane Wright… ou même Bedard/Michkov.



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